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Alain Afflelou SA bientôt totalement entre les mains du fonds Bridgepoint
PerfomanceBourse.com, le 09/11/2007
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En Bourse de Paris, les actions de l'opticien bordelais Alain Afflelou vivent leurs dernières heures. Après une montée progressive au capital, le fonds d'investissement britannique Bridgepoint a fait savoir le 6 novembre dernier qu'il détient plus de 95% de son capital suite à l'acquisition hors marché d'un bloc de titres représentant plus de 15% du capital, à un prix moyen de 42 euros, selon le groupe dont le P-DG est toujours le médiatique Alain Afflelou. Bridgepoint est maintenant en position de demander une offre publique suivie du retrait obligatoire de la cote parisienne (OPRO) des actions qu'il ne détient pas encore.

Techniquement, c'est la société 3AB Optique Financement qui procède aux rachat des titres. Il s'agit d'une filiale française de Bridgepoint qui détient actuellement 96,1% d'Alain Afflelou. Les conditions de l'offre de retrait obligatoire seront précisées rapidement, selon la filiale de Bridgepoint. Pour l'action Afflelou, c'est la fin d'un beau parcours pour ce titre qui valait moins de 8 euros lors du creux boursier de 2002-2003. A ce jour, le groupe Afflelou vaut plus de 600 millions d'euros.

Mais qui est Alain Afflelou ? C'est une société qui a réalisé l'année passée un chiffre d'affaires de 540 millions d'euros au travers de plus de 600 magasins en France et plus de 800 dans le monde. Fils de boulangers pied-noirs, Alain Afflelou est rapatrié d'Algérie en 1962. Son diplôme de l'Ecole supérieure d'optométrie en poche, il ouvre son propre magasin – alors appelé Optica – dans la banlieue bordelaise dans les années 70. Rapidement, il se retrouve à la tête de trois magasins. Il se lance dans la franchise en 1979, avec un certain succès : dès 1985, cent magasins portent les couleurs de sa marque six ans plus tard.

Le modèle Afflelou : discount, franchise et publicité

Avant même de lancer ses franchises, Alain Afflelou révolutionne le marché de l'optique par les prix. Son créneau : les lunettes à bon marché. Lors de ses débuts à Bordeaux, il s'était déjà essayé aux slogans ravageurs, par exemple « la moitié de votre monture à l'oeil », sorte de précurseur de « il est fou, Affflelou ».

Qu'est-ce que la franchise ? Dans une présentation aux investisseurs datant de 2003, le groupe indique que ses clients sont « nos clients sont les opticiens et non les porteurs de lunettes ». Ce n'est qu'indirectement que celui qui a des lunettes Afflelou sur le nez est un client d'Alain Afflelou lui-même. Voilà les termes du « deal » : le franchiseur – Alain Afflelou – laisse le franchisé – le détenteur du magasin – réaliser l'intégralité des investissements destinés à vendre les lunettes aux particuliers.

Afflelou définit ainsi son métier : « drainer les consommateurs vers les magasins à l’enseigne Alain Afflelou pour le compte des opticiens franchisés ». Les services apportés par Alain Afflelou sont d'abord le droit exclusif d'utiliser la marque sur un territoire donné, le modèle économique des magasins Afflelou, « son savoir-faire en matière de stratégie de communication » et « la mise à disposition de la centrale de paiement et de référencement ». C'est le groupe Alain Afflelou qui se charge de l'intégralité de l'emploi du budget communication voté par le réseau de franchisés. Le groupe « effectue donc le travail d’une agence de communication » pour le compte du réseau de franchisés. C'est aussi le groupe qui se charge de la centralisation des relations avec les fournisseurs et de la définition des gammes de produits.

Pour chaque opération, le franchiseur – le groupe d'Afflelou – se paie par une commission contractuelle assise sur les ventes du franchisé. Ce dernier n'a pas à s'en plaindre : les ventes d'une franchise Afflelou sont en moyenne 2,3 supérieures à celles d'un autre opticien, indique la présentation...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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