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Alain Duménil [Acanthe Développement] : polémiques sur la valeur de l'actif d'Acanthe
PerfomanceBourse.com, le 02/11/2007
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Homme d'affaires aux multiples facettes, Alain Duménil est notamment président de la société foncière Acanthe Développement, cotée à la Bourse de Paris. Spécialisée dans l'immobilier d'entreprise, Acanthe a bien du mal ces derniers temps : son action a perdu plus de 20% de sa valeur depuis le premier janvier et 40% sur trois ans. Cité par le quotidien financier La Tribune, un analyste met en cause la valeur des actifs de la société. Et le P-DG vient de s'attribuer 10% du capital sous forme d'actions nouvelles à émettre...

D'après son site Internet, Acanthe Développement détient « un patrimoine évalué à prés de 460 millions d’euros (à fin 2006), indique son site Internet. Et l'entreprise de se targuer d'« un ANR [actif net réévalué] par action de 4,56 euros (après dilution et prise en compte du dividende de mars 2007) offrant un fort potentiel de revalorisation du titre ».

En effet, Acanthe ne capitalise actuellement que 249 millions d'euros en Bourse avec un titre cotant 2,87 euros. Si l'on rapporte l'ANR indiqué par Acanthe au nombre d'actions, on arrive à 5,3 euros par titre.

Autre facteur qui devrait attirer les investisseurs : la rentabilité forte et durable du titre. Lors des exercices 2003 à 2005, Acanthe a détaché des coupons – « classiques » et exceptionnels – qui assuraient au titre un rendement annuel voisin de 15%. Pour l'exercice 2006 – dont les versements afférents datent de 2007 : 0,29 euro en tout –, le rendement atteint un très respectable 9%.

Il faut dire que la société redistribue à ses actionnaires presque la totalité de son bénéfice net. Ce dont ils ne peuvent que se féliciter, à commencer par le premier d'entre eux : Alain Duménil en personne. D'après le site Internet de l'entreprise, Alain Duménil et sa holding Ardor Capital détiennent 50,01% d'Acanthe.


Des actions gratuites qui coûtent cher
Et pourtant, le cours de la société se traite aujourd'hui à son plus bas niveau de l'année. Il faut dire que la gestion d'Alain Duménil ne plaide pas en faveur d'une hausse des cours. Car le 25 juillet dernier, le conseil d'administration a décidé – suivant le communiqué de la société – de « l’attribution gratuite d’actions à émettre » au nombre de 8,66 millions et « au profit de Monsieur Alain DUMENIL ». Et d'autant d'options de souscriptions et de rachats d'achats exerceables à 3,21 et 3,22 euros à partir du 28 juillet 2008. C'est le Revenu français qui l'écrit le mieux, le 31 juillet : « On est jamais mieux servi que par soi même », commente le magazine financier, qui conclu, un brin amer : « les actionnaires minoritaires apprécieront ».

Car les petits porteurs subiront mécaniquement la dilution de leurs actions – puisqu'une même valeur d'entreprise sera divisée en davantage de titres. Avec 10% environ d'actions en plus et sans tenir compte des bons de souscriptions, l'ANR théorique par action passe de 5,3 euros à 4,8 euros (- 9,5%). En supposant que les options soient exercées, on tombe à 4,4 euros (- 17%).

Et ce n'est pas tout : la Tribune rapporte, fin octobre, les propos d'un analyste réputé du secteur immobilier, Benoît Faure-Jarrosson, qui lorsqu'il travaillait chez le courtier Fideuram Wargny publiait « Le guide de l'immobilier coté ». Selon lui, les 460 millions d'euros avancés par Acanthe sont surfaits. Il estime l'ANR par action de seulement 3,33 euros, soit un patrimoine d'une valeur de 290 millions d'euros – 60% de moins qu'annoncé. Ce qui expliquerait la morosité du titre...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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