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Alain Weill [NextRadioTV] : pourquoi Bernard Arnault l'a-t-il choisi pour reprendre la Tribune ?
PerfomanceBourse.com, le 09/11/2007
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Alain Weill, le patron du récent groupe de médias NextRadioTV, a bien de l'appétit puisqu'il vient d'entrer en négociations exclusives avec LVMH pour acquérir le quotidien économique La Tribune. Journaliste à Challenges, Marc Baudriller le qualifie de « boa constrictor », s'interroge sur la raison pour laquelle Bernard Arnault, le puissant patron de LVMH, a préféré Alain Weill aux autres repreneurs potentiels, notamment Fabrice Larue, ancien patron de la Tribune lorsqu'elle était détenue par LVMH, épaulé par le groupe Viel & Cie.

« Le morceau reste consistant », indique le journaliste qui rappelle l'état financer assez lamentable dans lequel se trouve la Tribune, qu'il compare avec celui de Libération avant qu'Edouard de Rothschild n'entre à son capital. Bernard Arnault a sans doute de nombreux talents, mais il n'a jamais réussi à rendre la Tribune rentable : les pertes affichées par le journal sont même assez considérables, de l'ordre d'un gros tiers du chiffre d'affaires... « Depuis qu’il en a pris le contrôle en 1993, Bernard Arnault aurait englouti dans l’entreprise au moins 100 millions d’euros », écrit Challenges.

Alain Weill affiche la volonté de redresser la Tribune en trois ans en s'appuyant beaucoup sur l'édition et les services en ligne. Challenges se demande s'il pourra faire mieux que Bernard Arnault, d'autant que pour Weill, la Tribune représente presque autant de chiffre d'affaires que tout le reste de son groupe... « Le morceau n'est-il pas un peu gros ? », s'interroge Challenges. D'autant qu'Alain Weill n'a qu'une expérience limité des médias papier – il n'a racheté le Groupe Tests qu'en début d'année – , et aucune dans la presse financière. Et Challenges de se demander si, perfidement, Bernard Arnault n'a pas sciemment choisi celui des candidats qui n'était pas épaulé par des partenaires financiers solides. Afin qu'il ait le moins de chance possible de parvenir à redresser la Tribune et donc de concurrencer les Echos, nouveau jouet de Bernard Arnault.

A suivre...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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