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Albert Frère [CNP, GBL] va-t-il s'inviter chez Hermès ?
PerfomanceBourse.com, le 16/05/2008
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Le titre Hermès a connu deux jours de surchauffe vendredi 9 et lundi 12 mai, touchant même son plus haut niveau (112,70 euros) depuis son introduction en Bourse en 1993. Avant de retomber quelques heures plus tard. Des rumeurs prêtant à Albert Frère - et à d'autres investisseurs - l'intention d'enter au capital du maroquinier. Reste que cette hypothèse se heurte à plusieurs obstacles, et non des moindres...

C'est que Hermès a bien verrouillé son capital en prévoyant plusieurs pilules empoisonnées de nature à refroidir les ardeurs d'éventuels prédateurs. Citée par Trends.be (13/05), Mélanie Flouqet, analyste chez JP Morgan, cite d'abord le droit dont dispose la famille Dumas, qui détient 72% du capital, de nommer le PDG du groupe.

Vient ensuite le droit dont jouit Hermès d'émettre de nouvelles actions à destination des actionnaires existant en cas d'OPA non sollicitée. Autre poison pill, les avantages fiscaux dont jouit la famille Dumas. « Un investisseur qui acquerrait plus de 0,5% du capital devrait se dévoiler, au risque de perdre ses droits de vote pour un minimum de deux ans », traduit Mélanie Flouquet.

Le nom de Bernard Arnault a circulé
Et ce n'est pas tout : Hermès possédant le statut de société en commandite, la famille Dumas, en sa qualité d'associée commandité, détient le pouvoir et la gestion du groupe et ce, quelle que soit la participation détenue par les autres actionnaires familiaux.

Outre le baron Frère, le nom d'autres investisseurs avait parcouru les marchés, en particulier celui de Bernard Arnault. Mais le patron de LVMH a démenti, jeudi 15 mai, tout contact avec la famille Dumas, comme il a nié avoir acheté des titres Hermès.

Le maroquinier a par ailleurs dégagé un chiffre d'affaires de 415,1 millions d'euros au premier trimestre, en hausse de 13,4%. Pour l'exercice en cours, Hermès table sur une croissance de 11% du chiffre d'affaires (à taux de changes constants) soit un peu moins que les 12,5% enregistrés en 2007.


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Mercredi 16 Juillet 2008 (clôture du 15 Juillet)
L'expression « krach rampant » se fait entendre et l'on comprend ce que cela veut dire… Le CAC 40, comme les autres indices boursiers, poursuivent en effet leur descente. Depuis un an, ils chutent lentement mais sûrement. L'indice parisien a cédé la semaine dernière 5,60%, à 4 100,64 points, au plus bas depuis trois ans. Depuis le 31 décembre 2007, ce dernier a ainsi perdu 26,21%. Les raisons de cette baisse reposent toujours sur les mêmes craintes. La santé du secteur financier inquiète de plus en plus. Les deux géants US du crédit hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae ont certes été sauvé hier par le plan d'urgence des autorités américaines, mais une inquiétude laisse toujours place à une autre. La banque californienne spécialisée dans le crédit immobilier IndyMac annonçait alors sa faillite. Les propos du président de la Fed, Ben Bernanke, qui se veulent rassurant, indiquent que la Fed pourrait continuer à venir en aide aux établissements financiers en difficulté au-delà de 2008. Ce qui en dit long sur la situation actuelle. Les banques françaises ne sont pas non plus au mieux de leur forme. La Société Générale a clôturé la semaine dernière à un plus bas depuis 6 ans à 50,67 €. Le secteur automobile a été également fortement touché. Renault et Peugeot ont perdu respectivement 5,74% et 7,31%.
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