L'actualité des Barons de la Bourse

Albert Frère [GBL, CNP] convertit les barons aux grands vins
PerfomanceBourse.com, le 18/06/2008
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« Posséder un grand vin est un symbole de réussite ». L'affirmation est signée Laurent Dassault, petit-fils de Marcel Dassault, et colle assez bien à l'actualité des barons de la Bourse. Albert Frère, Bernard Arnault, ou encore Claude Bébéar, tous possèdent un domaine viticole de renom.

Albert Frère et Bernard Arnault se sont associés pour racheter Château Cheval Blanc. Le financier belge détient par ailleurs Cheval Blanc et, avec une des branches de la famille Rothschild, Château l'Evangile, à Pomerol, et Château Rieussec, à Sauternes.

Les Wertheimer, propriétaires de Chanel, ont investi dans Rauzan-Segla, un second cru classé de margaux, et Château Canon, à Saint-Emilion. La famille Peugeot contrôle Château Guiraud, l'un des premiers crus de sauternes. Les Momméja (groupe Hermès) se sont offert un cru bourgeois, Château Fourcas Hosten. Corinne Mentzelopoulos, fille de l'héritier des épiceries Félix Potin, possède le vignoble de Château Margaux.

La liste, extraite du Monde (22/08/07), est non exhaustive …

La vigne, un placement lucratif à long terme
Néanmoins, comme le souligne Catherine Péré-Vergé, propriétaire du Château Le Gay, « il faut faire une différence entre les investisseurs et ceux qui investissent, car tout le monde sait qu'à court terme, posséder un grand domaine est un gouffre financier ».

Ces investisseurs ne cherchent pas qu'à incarner la culture française et son bon goût. Avec l'envolée du prix des propriétés d'exception, un vignoble peut se révéler un bon placement patrimonial. François Pinault, qui s'est offert Château Latour en 1994 pour 650 millions de francs à l'époque, ne dira pas le contraire : la valeur du domaine a plus que triplé depuis cette date.

Autre piste pour expliquer l'intérêt des investisseurs pour les grands vins : échapper à la pression fiscale. L'exploitation d'une propriété viticole déclarée comme outil de travail permet d'être exonéré de l'impôt sur la fortune (ISF), à condition que cette exploitation constitue l'activité principale de ses propriétaires.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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