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Albert Frère [GBL, CNP] obtient 3 fauteuils au conseil de Lafarge
PerfomanceBourse.com, le 22/01/2008
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Le financier belge Albert Frère a de la suite dans les idées. En janvier 2006, la société d’investissement qu’il contrôle de concert avec Paul Desmarais, Groupe Bruxelles Lambert (GBL), entrait au capital du spécialiste français des ciments et autres matériaux de construction. Puis GBL est grimpé au point de devenir aujourd’hui le premier actionnaire de Lafarge, avec 17% du capital de cette société capitalisant 19 milliards d’euros. Dernière touche : l’obtention de 3 sièges au conseil d’administration, le 18 janvier dernier.

Les parts que GBL détient dans Lafarge en font un actif stratégique pour le holding belge : après ses parts dans Total et Suez, Lafarge est la troisième plus importante des participations inscrite à son actif. En date du 5 novembre dernier, les actions Lafarge de GBL représentaient 20% de son actif net réévalué (ANR).

La campagne d’Egypte

Le 10 décembre dernier, Lafarge frappait un grand coup : Lafarge s’est porté acquéreur du groupe égyptien Orascom Cement – présent dans tout le Moyen Orient et en Afrique – pour près de 9 milliards d’euros. Rappelons qu’en 2006, Saint-Gobain a réalisé environ 15% de ses ventes en Amérique du Nord, et Lafarge 30%.

Alors que le marché immobilier américain ne cesse de se contracter au point de menacer la croissance US, cette acquisition augmente l’exposition de Lafarge à des pays émergents dont l’activité économique est plus dynamique que celle d’Occident. Bien vu...

Dans le cadre de cette acquisition, Nassef Sawiris, patron d’Orascom Cement, participe à une augmentation de capital qui lui est réservée. D’un montant de près de 3 milliards d’euros, elle fait de l’homme d’affaires égyptien le deuxième actionnaire de Lafarge, avec 11,4% du capital. Juste après Albert Frère.

Une alliance Frère-Sawiris ?

A eux deux, les deux hommes contrôlent près de 30% des parts. De quoi exiger un droit de regard sur la gestion de la société présidée par Bernard Lafont. Auparavant, le PDG de Lafarge devait sentir le regard d’Albert Frère dans son dos.

Désormais, il le sentira en face de lui : lors de l’assemblée générale du 18 janvier, GBL a obtenu trois sièges d’administrateurs, et Nassef Sawiris deux. L’un des fauteuils obtenu par le holding d’Albert Frère sera occupé par Paul Desmarais junior, l’un des fils de l’associé québécois de Frère, Paul Desmarais senior. De son côté, Sawiris siègera en personne.

Au total, cela représente un « bloc » de cinq sièges sur les dix-huit que compte le CA de Lafarge, présidé par Bruno Lafont.

Crise boursière ou non, Lafarge a déjà annoncé que son bénéfice par action, qui était inférieur à 8 euros en 2006, devrait atteindre 15 euros en 2010. Une prévision qui n’a pas échappé à Albert Frère, réputé son pour son sens des bonnes affaires...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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