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Albert Frère [GBL] opposé au projet Wendel de rapprochement Saint-Gobain/Lafarge
PerfomanceBourse.com, le 09/11/2007
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En tant que principal actionnaire, Albert Frère peut être content. Le groupe français de matériaux de construction Lafarge vient de publier, au titre des neuf premiers mois de son exercice, des ventes en hausse de 4% à 13,3 milliards d'euros et un résultat net qui décolle de 40% à 1,5 milliard. Mais ce n'est pas tout : le P-DG de Lafarge, Bruno Lafont, a déclaré à cette occasion : « je suis très ouvert à ce qu'ils [Albert Frère et le holding GBL, NDLR] entrent au conseil d'administration, je le souhaite et je l'espère ». On n'est pas plus enthousiaste, surtout quand il s'agit de contrer les visées de Wendel Investissement, qui aurait poussé Saint-Gobain à approcher Lafarge... sans succès.

Pour mémoire, Albert Frère et son associé canadien, le milliardaire Paul Desmarais, contrôlent de concert la holding de droit suisse Pargesa, qui elle-même contrôle la holding belge Groupe Bruxelles Lambert (GBL). GBL détient une série de participations « fortement minoritaires » dans des entreprises européennes, dont Lafarge, dont GBL possède 17,3% des parts.

Pas question d'une fusion Lafarge-Saint-Gobain !

L'annonce n'est pas anodine, car il se passe bien des choses dans le secteur des matériaux de construction. Récemment, la société de portefeuille Wendel Investissement est monté à 15,5% capital de Saint-Gobain, un des concurrents de Lafarge. Et selon Le Figaro 8 novembre, Saint-Gobain aurait approché Lafarge pour causer fusion. En faveur de cette opération, selon le Figaro : des activités similaires, des capitalisations semblables (entre 20 et 30 milliards d'euros) et... un mariage dont il est question dans les banques d'affaires de la place parisienne depuis le début des années 90.

Saint-Gobain a bien sûr démenti, et Lafarge ne dit rien. Mais son management aurait repoussé l'opération, selon le Figaro, trouvant qu'elle ne fait guère de sens du point de vue industriel.

Selon le journal économique belge Trends, « Albert Frère et le fils de son partenaire Paul Desmarais (...) auraient eux aussi dit «non». L'homme d'affaires belge serait plutôt intéressé par l'acquisition de certaines parties de Saint-Gobain, au cas où Wendel exigerait la révision de son périmètre d'activité ».

Lafarge porté par les pays émergents

Ce n'est sans doute pas un hasard si la direction de Lafarge a appelé Albert Frère à prendre un rôle plus actif dans la direction du groupe. Selon Bruno Lafont, la « croissance soutenue » dernièrement constatée est notamment liée « au dynamisme des pays émergents » autant qu'à la « la bonne tenue des prix ». Le marchés émergents représentent ainsi « 45% du résultat d'exploitation du groupe ».

Les « émergents » dont parle Lafarge sont principalement l'Europe centrale et de l'Est, ainsi que l'Asie . « Notre plan stratégique produit les résultats attendus », poursuit Bruno Lafont dans un communiqué. « L’objectif de réduction des coûts sur la période 2006-2008 sera réalisé à hauteur de 60% à la fin de cette année ». L'arrivée prochaine de GBL dans les instances sociales permettra-t-elle de faire encore mieux ?


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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