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Arnaud Lagardère [Lagardère SCA] décide de riposter !
PerfomanceBourse.com, le 29/10/2007
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Mis en cause l'affaire EADS, en voie d'être érigée en feuilleton judiciaire, Arnaud Lagardère vient de passer à une contre-offensive tous azimuts. L'Autorité des marchés financiers (AMF) mène actuellement une enquête pour délit d'initiés concernant la vente, début 2006, d'actions EADS de la part du management du groupe et de ses actionnaires de référence, l'allemand Daimler et le français Lagardère. Avant que l'annonce de retards sur les grands projets du groupe (A380 et A350) ne vienne plomber le cours quelques mois plus tard. Menacé jusque dans ses propres murs, Arnaud Lagardère s'est repris. Rendra-t-il coup pour coup ?

Lors de l'assemblée générale extraordinaire d'EADS du 22 octobre, il a fait front, notamment contre Colette Neuville, active présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires : « Il n'y a pas eu de délit d'initié. Nous n'avons pas eu d'informations que d'autres n'aient pas eues », lui a-t-il répondu à Amsterdam, où est situé le siège du groupe aéronautique. « Je ne lâcherai rien, et je me souviendrai de tout. Et je ne partirai pas », tempête le fils de Jean-Luc Lagardère.

Même ligne de défense devant les députés de la commission des Finances qui l'ont auditionné trois jours plus tard. Fini les déclarations évasives et les questions éludées, même face aux monde politique.

Le Figaro (groupe Dassault) a révélé, début octobre, le contenu d'une note préliminaire de l'AMF – dont l'enquête suit son cours – accablante pour la direction et les grands actionnaires d'EADS. Depuis, c'est l'indignation générale : le monde politique toutes tendances confondues, les syndicats y compris le Medef, les médias... Comme les cadres d'EADS dont Noël Forgeard, Arnaud Lagardère, qui déclarait maladroitement voilà dix-huit mois préférer passer pour un « incompétent, qui ne sait pas ce qui s'est passé dans ses usines, que pour quelqu'un de malhonnête », se retrouve au milieu de la cible.

Des « informations circulant sous le manteau » évoquent le démantèlement du groupe par des actionnaires « raiders » hostiles. C'est peut-être ce qui explique la rumeur d'une sortie de la cote du groupe, que nous avions dernièrement commentée. D'autres font état d'un « lâchage » du fils Lagardère par les hauts cadres de son propre groupe.

Bref, Arnaud Lagardère semble seul contre tous, y compris dans son propre groupe. Et alors même que l'AMF n'a encore pris aucune position officielle.

C'est dans ce contexte troublé que Challenges du 25 octobre rapporte qu'Arnaud Lagardère a mis en place une « cellule de crise » ad hoc, sorte de « task force » destinée à le soutenir dans ce qui pourrait bien se muer en fronde contre lui. Cette cellule s'est assuré les services d'un communicant orienté gestion de crise de l'agence EuroRSCG, filiale d'Havas, Ramzi Khiroun. Rival historique d'Havas, Publicis est également de la partie, selon Challenges.

On risque de beaucoup entendre parler les défenseurs de Lagardère ces prochains jours...


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Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
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