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Barry Sternlicht met un terme à ses ambitions pour les palaces français
Zonebourse.com, le 03/02/2010
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(Zonebourse.com) - En rachetant le groupe Taittinger il y a cinq ans, le patron de Starwood Capital nourrissait de grandes ambitions pour les luxueux hôtels que comprenait le portefeuille de l'ex-empire. Il cherche aujourd'hui à s'en séparer.

C'est en 2005 que le fonds Starwood Capital met la main sur le groupe Taittinger et son prestigieux portefeuille de marques : le Lutetia et l'Hôtel du Louvre à Paris, le Martinez à Cannes, les enseignes Kyriad, ... À l'époque, les frères (Barry et Russell) Sternlicht ont une idée bien précise en tête pour la branche hôtels haut de gamme.

Le Crillon deviendrait une chaîne d'hôtels de luxe avec des implantations à New York ou Shanghai. Dans une autre gamme, Campanile serait transformée en une enseigne branchée où l'accent serait mis sur le design.

En procès avec JJW
Mais Starwood Capital a déjà dépensé 2,6 milliards d'euros et les investissements annoncés ne suivent pas. Selon Lefigaro.fr (27/01), la vente du Lutetia, estimé à 160 millions d'euros, serait « en bonne voie ».

À l'automne 2008, le fonds signe un accord avec le groupe hôtelier saoudien JJW, propriété du cheikh saoudien Mohammed Ben Issa al-Jaber, pour la cession de ses autres hôtels haut de gamme. Mise à prix : 1,45 milliard d'euros. Les deux parties tardent à finaliser la vente, qui n'est toujours pas actée. Starwood Capital et JJW sont même en procès pour rupture de contrat.

« JW n'a pas payé les sommes dues au titre de notre accord d'exclusivité, en conséquence de quoi celui-ci est devenu caduc », expliquait Barry Sternlicht aux Echos le 20 janvier. Il ne s'épanchera pas sur le sujet, le jugement devant être rendu le 23 mars prochain.

Baccarat bientôt à vendre ?
Au cours de l'entretien accordé au quotidien économique, le patron de Starwood a admis la possibilité de vendre le Crillon. « Si une proposition intéressante nous est faite, nous l'examinerons attentivement ». Et de préciser : « Nous avons récemment renégocié notre dette et nous avons désormais un refinancement pour le moyen terme. Nous ne sommes pas dans l'obligation de céder des actifs ».

À propos de Baccarat, un autre joyau du fonds fragilisé par la crise (15 millions d'euros de pertes en 2009), il déclare : « Si nous trouvons un partenaire, nous pourrons ensemble faire grossir son activité plus rapidement ». Sous-entendu, Starwood est prêt à céder le cristallier lorrain.


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