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Benjamin de Rothschild [Compagnie financière Edmond de Rothschild] fête le succès de son groupe
PerfomanceBourse.com, le 08/04/2008
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L'authentique baron Benjamin de Rothschild, fils d'Edmond et de Nadine de Rothschild, a réussi à renforcer sa banque privée en tirant avantage de la crise des subprimes. Comment a-t-il réussi cet exploit ? L'établissement genevois Edmond de Rothschild a simplement recruté les gérants partis des grandes banques en difficulté, récupérant ainsi des avoirs de clientèle sortis de ces dernières. La banque du baron s'est également distinguée par ses performances de gestion alternative. Quand on est issu d'une famille illustre dans le secteur de la banque et des finances depuis le 16e siècle, on se doit de maintenir une certaine réputation d'excellence… C'est chose faite.

Alors que tout le secteur financier a été ébranlé en 2007, la banque privée Edmond de Rothschild s'est vu doté d'un apport d'argent frais de 10,3 milliards, grâce au recrutement d'équipes de gestion. Le « petit » établissement se hisse ainsi derrière Julius Bär, Pictet&Cie, HSBC Private et LODH&Cie avec un total d'actifs de 100,3 milliards. Les résultats sont éloquents. Le bénéfice de la banque est en hausse de 28% et atteint les 246 millions.

« Les gérants venus des grandes banques nous ont rejoints car leurs clients étaient mécontents, non pas uniquement à cause de la crise, mais aussi de leur déception des performances » explique le directeur général d'Edmond de Rothschild, Claude Messulam dans le quotidien genevois Le temps. Les clients aisés ont souvent, rappelle-t-il, des comptes dans plusieurs établissements ce qui leur permet de comparer les rendements.

Or les rendements ont été excellents en 2007. La banque Rothschild s'est vue récompensée par le prix InvestHedge Awards qui l'a consacré meilleur gérant de fonds multigestion en 2007.

Un dernier détail est symbolique. Le succès du groupe du baron Benjamin de Rothschild dans les fonds de hedge funds, en cette année de crise des subprimes, tient notamment à sa décision d'investir dans le meilleur gérant alternatif au monde en 2007, John Paulson, le célèbre vendeur à découvert de cette fameuse dette « subprime ». Pour être un vrai baron, il ne faut pas manquer de style…


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Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
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