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Bernard Arnault [LVMH] va-t-il payer Les Echos au prix de l'or ?
Zonebourse.com, le 16/10/2007
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(Zonebourse.com) - Le 12 juillet dernier, un communiqué de presse de LVMH annonçait son entrée en « négociation exclusive avec Pearson en vue de l’acquisition du groupe Les Echos pour un montant de 240 M€ ». L'offre concurrente la plus sérieuse était celle de Marc Ladreit de Lacharrière, le patron de Fimalac, qui mettait sur la table... 245 M€. Mais d'après des informations publiées par Marianne2.fr samedi, c'est en fait 340 M€ que le groupe de Bernard Arnault va débourser pour racheter le quotidien économique dont les ventes 2006 était de... moins de 130 M€.

Selon Marianne2.fr, site d'information continue du magazine du même nom, « en plus du prix d'achat de 240 millions d'euros, le groupe de Bernard Arnault accepterait d'annuler une créance des Echos de 100 millions d'euros envers le groupe Pearson », propriétaire notamment du Financial Times. Total : 340 M€, soit... 2,7 fois le chiffre d'affaires et 26 fois la marge brute de l'exercice 2006 du journal.

Voilà qui pourrait expliquer la raison pour laquelle l'offre de M. de Lacharrière sur Les Echos, bien que supérieure à celle annoncée par Bernard Arnault, n'a pas reçu un accueil chaleureux du côté de Pearson. Ces 100 M€ de reprise de dette n'étaient pas mentionnés dans les annonces de presse faites par LVMH.

« On comprend mieux, aussi, toujours dans cette optique d'un abandon de créance, pourquoi les salariés et les élus du Comité d'entreprise des Echos ont exigé de consulter le dossier de l'offre de reprise et pourquoi ils dénoncent l'opacité de la transaction ! », note Marianne2.fr. Voilà un argument sonnant et trébuchant qui a dû peser de tout son poids dans les motivations du vendeur...

Reste à connaître celles de l'acheteur : quelle est l'intention de Bernard Arnault derrière cette opération ? Pourquoi substituer, au sein d'un groupe de luxe, le quotidien La Tribune lourdement déficitaire par Les Echos, grand concurrent dont les comptes sont bénéficiaires ? Pourquoi payer si cher cette acquisition qui n'entre absolument pas dans le coeur de métier de LVMH, dont la filiale médias DI Group représente moins de 1% du chiffre d'affaires ?

On en saura peut-êyre un peu plus au terme de la période de négociation exclusive liant LVMH à Pearson. Résultat des courses le 26 novembre prochain.


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