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Bill Gates [Microsoft] encaisse l'amende de la Commission... et continue à grossir
PerfomanceBourse.com, le 24/10/2007
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Voilà qui va coûter cher à Bill Gates. En 2004 et après cinq ans d'enquête, Microsoft était condamnée par la Commission Européenne à une amende record de 497 millions d'euros pour entrave à la concurrence. Après un recours en appel essentiellement favorable à l'Union Européenne, Microsoft a dans un premier temps annoncé son intention de former un autre recours. Mais lundi, le groupe américain a finalement annoncé la conclusion d'un accord scellant par transaction l'affaire avec l'UE.

Pour mémoire, Microsoft était notamment mis en cause pour le « couplage » de son système d'exploitation Windows et du lecteur WindowsMediaPlayer, et de la mauvaise compatibilité entre les serveurs Microsoft et ceux tournant sous d'autres systèmes. Microsoft a fait appel, mais le jugement rendu le 17 octobre par le Tribunal de première instance de l'UE va globalement dans le sens du « gardien de la concurrence ». Microsoft a fini par clore l'affaire par un accord, lundi 22 octobre.

La commissaire à la Concurrence Nelly Kroes s'en est félicité, tout en regrettant qu'« un retard considérable » se soit écoulé entre 2004 et la sanction effective. Car Microsoft a continué à prospérer pendant ce temps-là, sur les bases précédentes... Quelles conséquences ? Outre l'amende dont il devra s'acquitter, Microsoft devra ouvrir l'accès à ses logiciels aux éditeurs de logiciels indépendants.

Le montant des « royalties » versées par les éditeurs de logiciels certifiés « compatibles » à Microsoft sont sérieusement réduites. Elles chuteront de 5,95% à 0,4% des ventes desdits éditeurs, a fait savoir la Commission. Ces frais permettent notamment aux autres développeurs d'avoir accès aux codes Microsoft pour concevoir des produits 100% compatibles.

En plus de l'amende initiale, la Commission avait infligé à Microsoft 280 millions d'euros d'astreintes. Manifestement, le calcul de ce que devrai payer Microsoft n'est pas terminé.

Toujours de l'appétit !
Un peu sonné, Microsoft n'en perd pas moins son appétit : au Web 2.0 Summit de San Francisco, son P-DG Steve Ballmer a annoncé que le groupe devrait racheter, chaque année et pendant cinq ans, une vingtaine de sociétés pour un coût unitaire variant de 50 à 1 milliard de dollars. Au cours de la dernière année fiscale terminée en juin, Microsoft a avalé 13 sociétés pour un montant cumulé de 1,3 milliard.

Voir plus gros ? Apparemment pas : « si une reprise plus conséquente s'avère être logique à un moment donné, nous la ferons peut-être, mais ce n'est pas la direction que nous voulons suivre aujourd'hui », a-t-il déclaré. Les créneaux visés en priorité : publicité et loisirs. Voilà qui cible clairement des sociétés comme Google, Facebook, etc...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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