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Bruce Wasserstein [Banque Lazard] surfe sur la vague des fusions-acquisitions
PerfomanceBourse.com, le 05/02/2008
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Partie d'échec réussie pour ce joueur fanatique qu'est Bruce Wasserstein. Alors la crise des subprimes rappelle à l'ordre maints établissements financiers outre-atlantique, le PDG et principal actionnaire de la banque Lazard (Lazard LLC, basée à New York), vient de présenter des résultats records pour son exercice 2007. Le bénéfice net de ce spécialisation des « fusacq » a bondi l’année dernière de 37% à 323 millions de dollars, quand son chiffre d’affaires prenait 28% à un peu plus de 2 milliards.

La clé du succès : une activité soutenue en conseil en fusions-acquisitions et en restructuration financière, analyse Le Figaro dans ses colonnes. Selon Bloomberg, la banque Lazard a arrangé des fusions-acquisitions (fusacq, dans le jargon bancaire) pour un montant de 164 milliards de dollars en 2007, soit presque deux fois plus qu’en 2006...

Ce n’est peut-être pas fini : Lazard LLC fait partie des conseils de Gaz de France, qui se rapproche de Suez – une opération à près de 50 milliards d’euros -, ainsi que du géant minier britannique BHP Billiton, qui lorgne sur son concurrent Rio Tinto.

A l'annonce de tels résultats, dépassant les attentes, l'action s'est envolée de plus de 6 % à la Bourse de New York le 30 janvier, frôlant les 40$. Autant dire que Lazard se moque des « subprimes ». Bruce Wasserstein a même déclaré : « compte tenu des caractéristiques uniques de Lazard, nous sommes très confiants en ce qui concerne notre future, même dans un contexte de turbulences des marchés financiers ».

Autant dire que ce lion de Wall Street a, malgré ses 60 ans, toutes les qualités indispensables pour réussir aux échecs : un sens aïgu de la stratégie, un flair de renard, et de l'audace.

Wasserstein rempile

Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, Bruce Wasserstein a repris du galon pour 5 ans, alors que son contrat devait expirer en mai 2008. Il balaye ainsi d'un revers de la main les rumeurs qui le donnaient souffrant ou pour le moins très affecté par la mort de sa sœur, la dramaturge souvent primée Wendy Wasserstein, décédée en juin 2006. Cette dernière était notamment l’auteur du scénario du film « L’objet de mon affection » (1998), avec Jennifer Aniston.

Notre homme n'en est pas à son premier succès dans la maison qu'il a su re-dynamiser et introduire en Bourse avec succès en 2004. Ironie du destin, Michel David-Weill, qui l'avait recruté deux ans plus tôt, s'y était pourtant farouchement opposé ... avant que Bruce Wasserstein ne lui succède (voir notre article à ce sujet). En prenant les commandes de Lazard en 2002, ce fils d'un riche industriel du textile, né à Brooklyn a en tout cas assouvi son rêve... tout en arrondissant bigrement ses fins de mois.

Selon les termes de son nouveau contrat, Bruce Wasserstein bénéficiera d'un salaire annuel de 900.000 dollars. Il recevra par ailleurs 2,7 millions d'actions de la banque en décembre 2012, qui au cours du jour valent près de 100 millions de dollars. Après « seulement » 36 millions de dollars de bonus sous formes d’actions en 2007...


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Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
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