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Carl Icahn [Icahn Capital Management] veut que BEA Systems trouve un repreneur
PerfomanceBourse.com, le 24/09/2007
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« Les actionnaires l'adorent et les PDG le détestent » : c'est ainsi que le magazine Forbes qualifie Carl Icahn, cet investisseur de la même nationalité et d'un âge similaire à celui d'un autre américain plus connu, Warren Buffett.

A 71 ans, Carl Icahn est toujours actif. Ce raider, qui s'est fait connaître dans les années 80 pour ses « coups » sur les « junk bonds », les actions de la pétrolière Texaco, de TWA ou encore le groupe agro-alimentaire RJR Nabisco, a récemment fait parler de lui en devenant le premier actionnaire de l'équipementier auto Lear Corp. Icahn, qui est également actionnaire de Motorola, a dernièrement incité le PDG de cette société à démissionner s'il n'était pas en état de tenir ses prévisions de résultats... Mi-septembre 2007, c'est au tour d'une société de services informatiques américaine d'intéresser Icahn : BEA Systems.

Selon une déclaration remise à la SEC le 15 septembre, Icahn a accru sa participation au capital de BEA Systems : il détient maintenant 33,4 millions de titres, soit 8,5% du capital de la SSII. Lors d'une interview donnée par téléphone, Icahn à déclaré à l'agence Bloomberg : « il est difficile pour une société seule de prospérer dans un tel environnement, et à la lumière d'une forte concurrence, c'est presque dangereux ». Arguant de « l'intérêt des actionnaires » et invoquant un « repreneur stratégique », celui qui est surnommé « le Robin des Bois de la finance » a appelé le management de BEA à rechercher s'il était possible de vendre la société en dégageant « une importante prime sur les cours du marché ».

Le nom de BEA Systems, une SSII présente notamment dans les logiciels pour serveurs, a déjà été évoqué dans la restructuration du paysage informatique. Dans des notes de recherches publiées cette année, les analystes de Citigroup et de Credit suisse s'attendent à ce que BEA participe à une fusion en 2007. Mais il ne s'est rien passé jusqu'à présent, et Carl Icahn trouve qu'il est temps que cela change !

Qui pourrait être le repreneur ? Les noms d'Oracle, acteur majeur des bases de données, ou de Hewlett Packard, un constructeur informatique qui – comme l'a fait IBM – se renforce dans les services, ont été souvent évoqués. Il est également possible que des fonds d'investissement sortent du bois.

En tout état de cause, Icahn entend se donner les moyens de sa politique : il a l'intention de demander un siège au « board » (le conseil d'administration) de BEA Systems afin de peser davantage sur sa destinée.

Carl Icahn a lancé en 2004 son fonds de couverture, Icahn Partners LP, dont les actifs dépassent maintenant les 3 milliards de dollars. La stratégie d'Icahn consiste à reprendre des sociétés sous-cotées ou dont l'état nécessite une « remise en forme », et de les revendre une fois retapées. Plutôt que la revente en Bourse, il incite souvent le management des sociétés dont il est actionnaire à chercher un repreneur qui les retire de la cote.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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