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Carl Icahn [Icahn Enterprises] très mécontent de BEA face à Oracle
PerfomanceBourse.com, le 02/11/2007
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Conformément à ce qu’il avait précédemment annoncé au sein d’un ultimatum, la SSII américaine Oracle a retiré dimanche sa proposition d'achat de BEA Systems à 17 dollars l'action du 9 octobre dernier. BEA Systems avait répondu qu'il ne considérerait une proposition d'achat qu'à partir de 21 dollars l'action, ce qui aurait valorisé l'éditeur de logiciels à 8,15 Md$, au lieu de 6,66 Md$. La prudence toutefois reste de mise, certains analystes n’hésitant pas affirmer qu’il pourrait s’agir d'une manoeuvre officielle, des négociations pouvant avoir lieu de façon « officieuse ».

Dans un communiqué laconique, Oracle indique que « les actionnaires de BEA ne doivent pas s'attendre à ce qu'Oracle renouvelle sa proposition à 17 dollars. A l'avenir, beaucoup de choses peuvent changer : l'activité de BEA pourrait ralentir, les marchés financiers se dégrader ou Oracle investir ailleurs.

Pendant les 20 derniers jours, le conseil d'administration de BEA a, de manière répétitive, indiqué qu'il refusait de rencontrer les responsables d'Oracle. Pour le moment, Oracle ne semble pas disposé – officiellement – à faire un geste pour BEA. Les termes du communiqué laissent néanmoins entendre que le groupe pourrait faire des propositions moins élevées. L’objectif d’Oracle semble en tout premier lieu de pousser les actionnaires de BEA à se manifester.

Dans une lettre « incendiaire » adressé au conseil d'administration de BEA Systems, le groupe a ainsi estimé que la « contreproposition à 21 dollars l'action est un prix impossible pour Oracle ou pour tout autre acquéreur potentiel ». 21 dollars par action représenterait, selon lui, « une prime de 80% par rapport au cours de l'action » et « presque onze fois les revenus opérationnels publiés par BEA sur les douze derniers mois ». « Aucune autre compagnie ne s'est manifestée pour reprendre BEA » et de noter enfin que « si l'objectif de BEA est de rester indépendant, alors la contre-proposition à 21 dollars par action est une stratégie idéale ». On n'est pas moins aimable...

Carl Icahn : les raisons de la colère
De son côté, le célèbre "raider" Carl Icahn estime qu'avec plus de 58 millions de titres, être « le plus gros actionnaire de BEA ». Il accuse dans une lettre ouverte son conseil d'administration d'agir au détriment des intérêts des actionnaires en se retranchant derrière un prix définitif de 21 dollars. Selon lui, BEA aurait dû prendre en considération l'offre d'Oracle et entamer des négociations.

Carl Icahn, à qui la vente rapporterait à peu près un milliard de dollars, demande donc à BEA de laisser ses actionnaires décider du sort de l'entreprise. Il a même déclaré la guerre judiciaire à BEA. En effet, il a engagé une procédure devant une cour du Delaware afin que BEA organise une assemblée générale. But de la convocation : faire en sorte que le management ne puisse prendre une décision financière sans l'aval des actionnaires, dont il fait partie. Et le combat continue...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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