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Charles Edelstenne [Dassault Aviation] : négociations exclusives avec la Libye jusqu'en août prochain
PerfomanceBourse.com, le 17/12/2007
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Une certaine confusion entourait l’ampleur réelle des fameux contrats signés entre la France et la Lybie à l’occasion de la visite du « Guide » Kadhafi. Le chef de l’Etat avait déclaré en début de semaine qu’il s’apprêtait à signer « pour 10 milliards de contrats ». Ce sera sans doute moins, mais certaines ventes sont désormais acquises. C’est le cas du Rafale, qui pourrait être exporté pour la toute première fois. A moins que les Etats-Unis n’y apposent leur véto …

Une lettre d’intention a été signée entre les deux gouvernements: Y figure l’ouverture d’une négociation pour l’achat de 14 Rafale, mais aussi 35 hélicoptères Eurocopter, six vaisseaux, des blindés et des équipements radar. Selon Charles Edelstenne, la vente de 14 avions « est à priori acquise ». « Les deux parties se sont données jusqu’à début juillet pour aboutir. Les négociations porteront sur le prix, les modalités de paiement et sur le matériel qui va équiper l’avion », indique Dassault Aviation. Même chose à l’Elysée où on se veut « très confiant » sur l’issue des négociations.

Des Mirage en 1973

Lors de la dernière visite de Kadhafi à Paris, en 1973, au lendemain de son coup d’Etat, la France avait notamment conclu un méga-contrat portant sur la fourniture de plus d'une centaine d'avions de combat Mirage. Les autorités françaises de l'époque (gouvernement Pompidou) avaient expliqué que ces appareils étaient destinés à assurer la sécurité de la Libye, mais une importante partie de cette force aérienne avait fini dans les mains des Egyptiens.

Le spectre d’un refus de la Maison Blanche

Reste un obstacle à la livraison définitive des Rafale, et pas des moindres. Selon Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, les Etats-Unis peuvent « théoriquement » s’opposer à ce contrat. Ils fournissent des composants électroniques (chips) équipant le Rafale. Or, un refus de la Maison Blanche et la première exportation du fleuron de Dassault Aviation capotera. A moins que les relations amicales nouées entre Nicolas Sarkozy et George W. Bush soient suffisamment solides pour surmonter l’obstacle …


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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