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Conrad Black [Hollinger International] en cabane non loin du Canada
PerfomanceBourse.com, le 12/12/2007
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Mauvais temps pour le canadien devenu britannique Conrad Black. Celui que la presse nomme désormais « le magnat déchu de la presse » a été condamné lundi à six ans et demi de prison pour fraudes et obstruction à la justice par un tribunal de Chicago, dans la région des grands lacs aux Etats-Unis. En guise de cadeau de Noël, la juge Amy St. Eve lui a également infligé une amende de 125.000 dollars et une confiscation de biens à hauteur de 6,1 millions de dollars. Même quand on est milliardaire, cela commence à faire beaucoup...

M. Black et ses trois co-accusés avaient été reconnus coupables, le 13 juillet, de fraudes pour avoir détourné des millions de dollars via un montage financier frauduleux lors de la vente d'actifs de Hollinger au groupe de presse canadien Canwest, en 2000.

M. Black avait également été reconnu coupable d'entrave à la justice pour avoir « subrepticement » volatilisé quelques documents de son siège social de Hollinger, à Toronto ... sujets pourtant du « plus grand intérêt » des procureurs fédéraux américains.

Jugement sévère de la cour américaine

« Vous avez commis une très grave infraction, M. Black », a dit l'honorable juge St. Eve à l'énoncé du verdict. « Je ne peux vraiment pas comprendre comment quelqu'un de votre stature a pu se conduire ainsi », a-t-elle ajouté.

Conrad Black qui ne s'était pas exprimé durant son procès a fait part de ses « regrets » et de sa « tristesse » à l'égard des actionnaires et des employés de son groupe qui ont perdu, selon lui, 1,85 milliard par la faute de ses successeurs.

Il y a quelques temps encore, tout semblait sourire encore à Conrad Black, alors patron du troisième empire de presse au monde, Hollinger, incluant des titres comme le Daily Telegraph de Londres, le National Post au Canada, le Jerusalem Post ou encore le Chicago Sun-Times.

The rise and fall of a canadian empire

Mais la chute de ce fils de brasseur québécois fut aussi fulgurante que son ascension. Conrad Black, souvent comparé au « Citizen Kane » d'Orson Welles, encourait jusqu'à 30 ans de prison mais n'a cessé de clamer son innocence. Fier jusqu'au bout, le magnat déchu a indiqué récemment que la prison « serait supportable » et qu'il ne considérerait pas comme une « honte » de se retrouver derrière les barreaux.

« Il ne s'agit pas d'une chute. Ce n'est pas la fin. Je reviendrai », a-t-il affirmé. Il s'est toujours dit persuadé d'être un jour lavé de tout soupçon. Car l'ancien magnat se dit avant tout victime de procureurs trop zélés et d'actionnaires déterminés à démonter pièce par pièce le groupe qu'il avait créé ex nihilo.

Devenu britannique sous le nom de Lord Black, baron de Crossharbour, gageons qu'il saura affronter cette épreuve avec noblesse...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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