L'actualité des Barons de la Bourse

Dietrich Mateschitz [Red Bull] : l'énergique fondateur de Red Bull
PerfomanceBourse.com, le 30/05/2008
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Né à Salzbourg il y a 64 ans, le fondateur de la marque de boissons énergétiques Red Bull va bientôt pouvoir couler des jours tranquilles sur l'île de Laucala (Fidji), qu'il a rachetée à la famille Forbes. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) vient de l'autoriser, après plusieurs années de procédure, à commercialiser sa boisson dans l'Hexagone. Le groupe a vendu l'an dernier plus de 3 milliards de cannettes. A la tête d'une fortune estimée à 2,4 milliards d'euros, rien ne prédestinait pourtant à la réussite de Dietrich Mateschitz.

En 1984, celui qui n'est alors qu'un commercial moyen pour la marque de dentifrice Blendax (groupe Procter & Gamble), est en voyage d'affaires en Asie. Dans un hôtel de Bangkok, il découvre le « Kreating Daeng », une boisson aux vertus euphorisantes très prisée des chauffeurs routiers qui en consommaient pour lutter contre le sommeil au volant. Impressionné par les effets de cette boisson sur son organisme, il décide d'en importer le concept et imagine de gazéifier la boisson. Il s'associe à l'inventeur du concept et créée sa propre firme, dont il détiendra 49%. Celle-ci sera symbolisée par les désormais célèbre taureaux rouges se chargeant furieusement.

Le sport au cœur de la stratégie marketing
Les débuts sont mitigés. C'est alors que le génie marketing de Dietrich Mateschitz prend tout son sens. « J'étais sûr qu'un produit permettant d'améliorer la concentration et les réflexes percerait sur un marché où les marques ne se différenciaient que par la couleur et le goût », rappelle-t-il. Trois ans plus tard, un slogan simple (« Red Bull donne des ailes ») fait décoller les ventes.

Red Bull est aujourd'hui une multinationale employant 4 700 personnes dans plus de 140 pays avec un chiffre d'affaires de 3,1 milliards d'euros. La marque a également investi l'univers du sport, pour lequel les dépenses marketing ont dépassé les 2 milliards de dollars l'an dernier.

Des clubs rebaptisés du nom de Red Bull
Fin 2004, Dietrich Mateschitz rachète l'écurie Jaguar, qu'il rebaptise Red Bull. Il engage le pilote britannique David Coulthard, mais les résultats sont, pour l'heure, assez décevants. Fan de sport, le milliardaire autrichien s'est également offert deux clubs. Les New York MetroStars, devenus depuis New York Red Bull, comptent dans leur effectif le français Youri Djorkaeff, coaché par deux entraineurs de légende, l'allemand Lothar Matthäus et l'italien Giovanni Trapatonni. Fidèle à ses terres natales, Dietrich Mateschitz a également racheté le club de Salzbourg, qui lui aussi a pris le nom de la marque.

Un hangar géant sur l'aéroport de Salzbourg
La deuxième personnalité la plus populaire en Autriche (derrière le skieur Hermann Maier) s'est toutefois heurtée aux réticences des habitants de Spielberg. Le fondateur de Red Bull caressait l'idée d'implanter un circuit de Formule 1 dans cette bourgade autrichienne, ainsi qu'une académie de sports motorisés. La population locale s'y est fermement opposée, de peur que le projet ne défigure la région.

Autre dada de Dietrich Mateschitz : l'aviation. A l'aéroport de Salzbourg, un énorme hangar abrite, outre un restaurant gastronomique, l'Ikarus, sa collection de vieux coucous, dont un DC6 ayant appartenu à …Tito.

Il apprécie enfin les sports extrêmes : chaque année, il rend visite à son ami Arnold Schwarzenegger en Californie pour assister ensemble aux World Stunts Awards, une sorte de concours de cascades les plus insensées, dont il est l'organisateur. La 317ème fortune mondiale n'a pas fini de nous surprendre.


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com