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Dominique Desseigne [Casinos Lucien Barrière] sur les starting blocks !
PerfomanceBourse.com, le 01/10/2007
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Comme le groupe Partouche, l'exploitant de casinos Lucien Barrière n'a aucun doute sur la prochaine libéralisation des casinos sur Internet. Le président de son conseil de surveillance, Dominique Desseigne, a déclaré jeudi « qu'il faut trouver des relais de croissance avec internet ». Et il a joint le geste à la parole, en annonçant le lancement d'un site de jeu pour le début de l'année 2008.

Certes, pour l'instant, la Française des Jeux et le PMU détiennent toujours un monopole de fait sur les jeux d'argent et de hasard sur le territoire français. Mais les récriminations de la Commission Européenne, notamment par la voix du commissaire à la Concurrence Charlie Greevy, sont de plus en plus insistantes et des procédures judiciaires sont en cours.

A en croire les juristes – ainsi que Messieurs Partouche et Desseigne –, l'issue fait une toute petite place au doute. Selon Dominique Desseigne, le site sera non lucratif en France où - et tant que - les jeux restent interdits, et payant dans les pays ou le jeu en ligne est déjà légal. Poker, roulette, tout est déjà prévu.

« Nous comptons beaucoup sur la Commission européenne pour faire bouger les choses, nous n'avons aucune certitude, mais bon espoir », a déclaré M. Desseigne, de passage à un salon sur le tourisme à Deauville. Voilà quatre jours, Eric Woerth, ministre du Budget, a estimé que le gouvernement n'est pas hostile « à une ouverture » du monopole du PMU sur les paris sportifs ; mais pas d'autre type de jeux. La Commission Européenne ne lui laisse pas de choix. Le gouvernement se retranche derrière la notion floue d'ouverture à la concurrence « maîtrisée ».

« Il a ouvert une porte pour les paris sportifs, comptez sur moi pour mettre le pied dans la porte », a commenté Dominique Desseigne depuis Deauville. La réponse de la France sur ce point est attendue par la Commission à la fin du mois d'octobre.

Nicolas Ricat, membre du directoire de Lucien Barrière, exclut l'approche directe de son concurrent Partouche. Ce dernier avait accordé une licence estampille « Partouche » à une société d'un paradis fiscal latino-américain, et a été condamné au pénal en début d'année. « Un joueur français qui nous contacte avec sa carte bancaire française depuis son ordinateur basé en France se verra refuser l'accès » au futur site, assure Nicolas Ricat.

Techniquement, le site de Barrière bénéficiera d'une licence de jeux en ligne obtenue à Malte, membre de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004. Puis elle sera déclinée dans les pays réputés « tolérants au jeu » comme le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie, la Suisse...

Pratiquement, le groupe Lucien Barrière associe la famille Barrière-Desseigne à Accor et au fond Colony Capital. En Bourse, le groupe contrôle la Société fermière du casino municipal de Cannes (mnémonique : FCMC) et Hôtel et casino de Deauville (mnémonique : HCDV).


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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