L'actualité des Barons de la Bourse

Dominique Desseigne en discussion avec la Française des jeux
Zonebourse.com, le 28/09/2009
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

(Zonebourse.com) - À un an de l'ouverture probable des jeux sur Internet, l'actuel dirigeant du groupe Lucien Barrière serait en pourparlers avec la Française des jeux. Selon un entretien accordé au journal Le Monde cette semaine, Dominique Desseigne aurait engagé des discussions avec l'entreprise détenue à 72% par l'Etat Français. À l'étude, un possible partenariat dans le domaine du poker en ligne.

Cela fait plus de 10 ans que Dominique Desseigne dirige Lucien Barrière. Un groupe dont on trouve les origines au tout début du XXème siècle, lorsque François André, paysan ardéchois, ouvre ses premiers cercles de jeux clandestins à Paris.

Mais c'est en 1962 qu'est fondée la société, lorsque François André confie à son neveu, Lucien Barrière, les rennes des nombreux casinos ouverts à Deauville, à Cannes, à La Baule ou à Biarritz.

En 1991, au décès de Lucien Barrière, c'est sa fille adoptive, Diane Barrière-Desseigne, qui dirigera l'empire des jeux, jusqu'à son accident d'avion en 1995. Son mari prend alors sa succession, avant d'être nommé officiellement à la tête de l'entreprise en 1997.

Avec l'ouverture des jeux en ligne, programmée pour juin 2010, la concurrence se réveille et les appétits s'aiguisent. Déjà, de nombreux sites illégaux ont fleuri un peu partout. Bwin, Unibet ou Betclic par exemple, ont commencé à opérer en attendant la libéralisation tant attendue.

Une centaine de demandes de licences devraient être déposées dans les mois à venir, estime Jean-François Vilotte, le futur président de l'Autorégulation des jeux en ligne (Arjel).

« Nous devons être prêts, avec des licences délivrées, pour la Coupe du monde de football », a déclaré Eric Woerth, le ministre du budget.

Alors pour ne pas être en reste, la Française des jeux, qui bénéficie d'un monopole historique, s'est révélée prête à parier sur le créneau du poker. En mai dernier, un contrat a même été signé avec Cyber Arts, un fournisseur californien de logiciels de poker.

Afin de sécuriser son incursion dans un univers qu'elle connaît peu, l'entreprise Française se verrait bien épaulée par un partenaire compétent. Même s'il ne s'agit encore que de discussions, le groupe présidé par Dominique Desseigne pourrait être de ceux-là.

« Il y a une légitimité à s'allier avec la Française des Jeux dans le domaine du poker », reconnaît-il. Un intérêt d'autant plus évident que l'activité s'est sensiblement réduite depuis la crise et le départ des fumeurs.

Prochaine étape : l'examen du projet de loi par les députés, les 7 et 8 octobre.


Les autres titres :

Publicité

RSS

graph

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com