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Donald Trump [Trump Organization] confronté à un fermier Ecossais têtu
PerfomanceBourse.com, le 15/10/2007
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Après la mise en vente de sa luxueuse villa de Floride, le célèbre promoteur immobilier américain Donald Trump semble attiré par les pays du Nord. L'un de ses derniers projets : construire un complexe de loisirs de luxe aux fin-fonds de l'Ecosse, à une dizaine de kilomètres de la ville d'Aberdeen. Hôtel de près de 500 chambres, presque un millier de « pavillons de vacances », une trentaine de « villas de golf » et bien sûr deux terrains de golf dans le pays qui l'a vu naître : Trump voit toujours les choses en grand. Et tout allait très bien, jusqu'au jour où il est tombé sur Michael Forbes.

Selon la BBC, Donald Trump entend bâtir « le meilleur complexe de golf au monde », qui sera doublé de l'Aberdeen Foyer, sorte « de centre destiné à aider les jeunes défavorisés qui peinent sur le marché du travail ». Coût de l'opération : 1 milliard de livres sterling (1,4 milliard d'euros), selon le site de la BBC.

Seulement voilà : en Ecosse, on trouve souvent des Ecossais. L'un d'entre eux, Michael Forbes, éleveur de saumons et fermier de son état, habite une ferme non loin du terrain visé par Trump. Et Forbes a refusé de vendre à Trump, contre 900.000 dollars, la ferme et les terrains qui allaient avec. « Il n'a qu'à retourner dans son pays et enquiquiner quelqu'un d'autre », a déclaré Forbes au journal New York Daily News. Dans la famille depuis des générations, « je ne la vendrais jamais à quelqu'un comme Donald Trump ».

L'échange de politesses n'en est pas resté là : « qu'il garde son bout de terrain, nous n'en avons pas besoin », a répliqué Trump. « Ce n'est pas du tout essentiel pour notre projet, l'endroit n'est ni près de l'hôtel, ni des golfs ». Mais alors pourquoi avoir proposé près d'un million de dollars pour ces 9 hectares ?

Trump ne désarme pas, est voilà le principal reproche qu'il adresse aujourd'hui à Forbes : « nous voulons qu'il soit un voisin correct et entretienne correctement sa propriété », décrivant la celle de Forbes comme « non pas une ferme, mais, en fait, un coin comprenant un tracteur déglingué qui n'a pas l'air d'avoir démarré depuis des lustres, des bidons rouillés, toutes sortes de choses auxquelles il devrait faire attention. C'est dégoûtant », conclut Trump.

L'Aberdeen Press & Journal, qui comme nombre de médias britanniques a pris le parti de Forbes, estime que Trump a lancé cette campagne afin de remporter quand même le terrain, mais moins cher. Selon le journal, Michael Forbes a déclaré « cette ferme est à moi, et je la garde. [Trump] n'est pas habitué à ce que les gens lui disent 'non' ».

On ne sait pas encore quel sera l'issue de ce bras de fer. Mais sur le tout dernier point au moins, difficile de donner tort au fermier Ecossais.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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