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E.-A. Seillières [Wendel Investissement] discute poliment – mais fermement – avec Saint-Gobain
PerfomanceBourse.com, le 20/02/2008
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D’un côté, Jean-Louis Beffa et Pierre-André de Chalendar, respectivement président et directeur général de Saint-Gobain. De l’autre, Ernest-Antoine Seillière et Jean-Bernard Lafonta, pour Wendel Investissements. Au menu de cette rencontre au sommet, qui s’est tenue le 18 février, la fameuse question de la suppression des droits de vote double, un effort demandé par le groupe industriel à la holding en échange de son entrée au conseil d’administration de Saint-Gobain.

Selon Les Echos (19/02), la rencontre promettait d’être animée. Il n’en fut rien. A l’issue d’une courte entrevue (une heure), Wendel, qui détient 17,87% de Saint-Gobain et le spécialiste des métiers de l’habitat seraient parvenus à s’entendre. Une nouvelle réunion serait d’ores et déjà prévue.

Il y a quelques jours, Saint-Gobain voulait obtenir de Wendel qu’il s’engage à voter en faveur de la suppression pure et simple des droits de vote double accordés jusqu’ici automatiquement au bout de deux ans. Pour le groupe de Jean-Louis Beffa, il s’agit de contenir d’éventuelles ardeurs de la holding avant qu’elle ne manifeste l’envie de monter au capital de Saint-Gobain, voire d’en prendre le contrôle - à terme.

Un plafond de 25% du capital de Saint-Gobain

Bien que les participants ne se soient pas répandus sur le résultat de cette réunion, le site de Challenges (19/02) croit savoir que Wendel ne serait « pas opposé » à la demande se Saint-Gobain, dont il pourrait accéder à la requête à une condition : que la part maximale du capital qu’elle pourra contrôler soit portée de 21,5% à 25%, ce qui présenterait l’avantage pour Wendel de moyenner son prix de revient.

Entré au capital de Saint-Gobain sur la base d'un prix par action moyen de 72 euros environ, la holding d’Ernest-Antoine Seillière a en effet vu la valeur de sa participation fondre de près de 30 % en quelques mois. L’opération Wendel-Saint- Gobain n’est pas sans rappeler celle ayant réuni de la société de portefeuille Groupe Bruxelles Lambert d'Albert Frère dans Lafarge, les tensions en moins.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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