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Eric Knight [Knight Vinke AM] a rencontré en secret Ph. Green, le patron de HSBC
PerfomanceBourse.com, le 13/02/2008
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L'investisseur activiste américain Eric Knight, formé à l'école d'Albert Frère lors de son passage à Pargesa, fait partie des actionnaires les plus remuants de HSBC. Il avait vertement critiqué la stratégie de la direction de la banque britannique conduite par Philip Green. Les relations des deux hommes étaient, en conséquence, très tendues. Or ils se sont rencontrés en secret ces deux dernières semaines. Personne ne sait de quoi ils ont parlé, mais d'autres rencontres seraient en vue. Et les spéculations vont bon train, si loin qu'elles nous mènent - encore - au siège de la Société Générale...

C'est le quotidien britannique du dimanche, le Sunday Telegraph (12/02), qui l'affirme : « le Telegraph a appris que [la banque britannique] HSBC cherche un acheteur pour la moitié environ des 800 agences bancaires de France – dont la valeur est estimée à 2 milliards de livres [2,7 milliards d'euros] – relevant du groupe CCF, racheté 12,5 milliards de livres par HSBC voilà huit ans ».

Le Telegraph note aussi que cette information selon laquelle HSBC réduirait sa présence sur le marché français « ruine la spéculation qui circulait la semaine dernière, selon laquelle elle considérerait une offre sur la Société Générale ». La rumeur était appuyée par une note de recherche de Merrill Lynch, estimait ce scénario « plausible ».

HSBC, les pays émergents, et SG

Eric Knight, patron du fonds d'investissement activiste KVAM soutenu par le puissant fonds de pension californien CalPERS, fait partie des actionnaires d'HSBC. Dont il critique vertement le management pour avoir trop exposé la banque, selon lui, aux marchés matures d'Occident, et pas assez aux marchés émergents.

Certes, la France n'est pas un marché émergent. En même temps, l'on pense d'abord à l'Asie, mais attention : la Société Générale fait partie des banques dont les positions en Europe centrale, orientale, en Russie et autour de la Méditerranée sont les plus fortes, et les plus rentables. Ce sont là aussi des marchés émergents.

Dans ce cas, le rachat de la SG supposerait, de la part de HSBC, de réduire sa présence en France, pour des raisons de concurrence.

Mystérieuse entrevue avec Ph. Green / Eric Knight

Le Telegraph rapporte d'ailleurs que « Stephen Green, patron d'HSBC, a rencontré Eric Knight ces quinze derniers jours, pour discuter des exigences de l'activiste. La teneur exacte de leurs échanges reste peu claire. D'après ces sources, d'autres réunions de ce genre sont en train d'être organisées ».

« On ne sait pas non plus », ajoute le Telegraph, « si HSBC s'est lancé d'elle même dans la vente de ses activités françaises, ou si elle agit sur l'assistance de conseilleurs extérieurs ».

Bref, toute la question est : de quoi Knight et Green ont-ils bien pu parler ?


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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