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Eric Knight [Knight Vinke AM] engage une deuxième manche contre HSBC
PerfomanceBourse.com, le 29/11/2007
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Fin septembre, Eric Knight et son fonds d'investissement Knight Vinke Asset Management (KVAM) était entré au capital d'HSBC, avec une toute petite participation. Afin de se faire connaître du management du groupe bancaire britannique, son patron Eric Knight commence... par brocarder la stratégie suivie par ses dirigeants : trop présent aux Etats-Unis, pas assez en Asie, un maigre retour sur investissement, tout y passe. Mais Knight a peiné à trouver des alliés lors de sa première charge. Il vient d'en engager une seconde, et semble avoir tout son temps...

KVAM n'hésite pas à recourir à des encarts publi-rédactionnels, afin de tenir le public au courant de ses griefs contre la direction de la banque. Ni à se payer des consultants pour appuyer son activité « d'activiste actionnarial ». Knight estime « qu'il n'en est qu'à deux mois d'une campagne qui peut durer trois ans ». Trois ans, ce serait presque du long terme !

Et il rappelle que quand il s'était allié au dossier Suez, il avait dépensé jusqu'à 4 millions de dollars de publicité. Knight y met les moyens, car HSBC est devenu un actif déterminant pour KVAM : selon Knight, les actions HSBC représentent maintenant 20% de son portefeuille estimé à 2,2 milliards de dollars. Soit 0,1% du capital de la banque. Ce n'est pas beaucoup, d'autant que Knight a indiqué qu'il n'utilise pas de produits dérivés lui donnant un effet de levier. Il va donc devoir trouver des alliés.

Nouvelle offensive argumentée

C'est peut-être pourquoi il adopte un ton moins agressif, et fourbit ses arguments. La semaine dernière, KVAM a exigé de la banque qu'elle rende publics les documents relatif aux programmes actionnariaux destinés à ses cadres dirigeants. KVAM estime que vu leurs performances de l'action HSBC, cette rémunération est peut-être exagérée... C'est pour cela qu'il a demandé un débat sur ce point, refusé par HSBC.

Selon la firme d'investissement, son but est de s'assurer que le comité exécutif de HSBC a la bonne vision stratégique. Ce que KVAM entend vérifier en la confrontant avec des administrateurs indépendants sans rôle exécutif, destinés à apporter leurs capacités de contre-expertise. Les propos sont moins violents, mais cependant très clairs : Knight n'insulte pas le management d'HSBC, il se contente de faire part de très forts doutes. Cela revient pratiquement au même, mais ne passe plus – enfin, plus tout à fait – pour une attaque frontale.

Du vrai méchant au faux gentil

Pour ceux qui n'auraient pas saisi, Eric Knight a même déclaré qu'il était tout à fait prêt à porter un jugement favorable sur la stratégie actuelle de la banque, s'il pouvait s'assurer de la la rigueur avec laquelle elle a été bâtie.

Puis il entre dans les détails en pointant des éléments-clés : la sous-performance de long terme de l'action HSBC par rapport au secteur bancaire, la poursuite de la diversification géographique, le manque de taille critique au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France, le manque d'une stratégie crédible en Chine...

Autant dire qu'il conteste pratiquement tout ce que fait la banque britannique. A suivre...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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