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Eric Knight [Knight Vinke AM] et son « Project Adriatica » à l’assaut de Total ?
PerfomanceBourse.com, le 04/01/2008
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« Opération Adriatique » : non, ce n’est pas le titre du dernier James Bond, dont le tournage vient de commencer et dont Mathieu Amalric tient le rôle du « méchant ». Encore un français, comme le « James Bond » précédent. Bref, c’est encore et toujours de finance dont il s’agit ici, avec Eric Knight dans le premier rôle. Ce financier américain, qui fait partie de la grande famille des « actionnaires activistes », serait en train de monter une opération spéciale. Comme dans les films d’espionnage, elle répond à un nom de code rocambolesque : « Project Adriatica ». Sa cible : des majors pétrolières européennes, dont Total fait partie.

Eric Knight n’est pas un inconnu. Au contraire : il fait même partie des premiers investisseurs à appliquer sur les Bourses européennes les méthodes de l’« activisme actionnarial » mis au point outre-Atlantique. Le principe est d’une simplicité biblique : entrer au capital d’une grande entreprise cotée « endormie », trouver des alliés parmi les autres actionnaires, puis faire faire pression sur la direction pour qu’elle prenne des mesures faisant monter le cours.

Un ancien de l’« école Albert Frère »

Aux Etats-Unis, l’investisseur Carl Icahn est sans doute le plus connu de ces « activistes » d’un nouveau genre. Mais ils étaient peu nombreux en Europe. Eric Knight, grâce à son fonds new-yorkais Knight Vinke Asset Management (KVAM), fait partie de premiers qui ont appliqué cette méthode à des valeurs européennes. Il connaît bien le sujet : c’est un ancien de Pargesa, holding suisse contrôlé par le tandem belgo-québécois Albert Frère-Paul Desmarais. Un autre holding nettement plus connu, la société de droit belge Groupe Bruxelles Lambert (GBL), est lui-même contrôlé par Pargesa.

KVAM a déjà quelques hauts faits d’armes à son actif. Pour mémoire, il faisait partie de la « fronde actionnariale » qui a conduit à la fusion effective des pétrolières néerlandaise Royal Dutch et anglaise Shell Transport ; il s’est ensuite attaqué au groupe de médias néerlandais VNU, et a fait partie de ceux qui ont poussé à la fusion Suez-GDF, avec son ancien patron Albert Frère. Dans tous les cas, les plus-values étaient au rendez-vous.

Les puissants soutiens de KVAM

Son dernier dossier en date : HSBC, la banque britannique, au capital de laquelle il est entré en mai 2007. Depuis, il n’a de cesse de brocarder sa direction tout azimuts : de la rémunération des cadres à la stratégie en passant par les performances opérationnelles, rien de ce que font les patrons de HSBC n’a de grâce à ses yeux...

S’il peut se permettre de s’attaquer à des groupes aussi importants, c’est qu’il est puissamment soutenu : outre les réseaux qu’il a pu se constituer durant sa carrière au sein de la « galaxie Frère », il se trouve que l’un des actionnaires de KVAM n’est autre que le méga-fonds de pension CalPERS. Cette caisse de retraite des fonctionnaires de l’Etat californien gère plus de 250 milliards de dollars d’actifs. Fin décembre, elle a – sans surprise – apporté son soutien à Knight contre HSBC.

Le « Project Adriatica » et les pétrolières européennes

Ce qui nous amène au coeur du sujet. Un article publié par le quotidien britannique The Daily Telegraph (29/12) cite un document interne de CalPERS selon lequel KVAM « va bientôt rendre publics ses investissements dans quatre grandes sociétés de l’énergie » d’Europe, une opération répondant au nom de « Project Adriatica ». Aucun nom n’est cité.

Ce qui suppose donc que Knight est déjà entré. Le document de CalPERS laisse supposer que KVAM appliquera à ces valeurs de l’énergie les méthodes habituelles.

Reste à identifier les majors européennes en question. En même temps, il n’y en a pas 36. Les plus importantes valeurs de l’indice DJ EuroStoxx Energy sont – par l’importance décroissante de leurs capitalisations – British Petroleum (BP), Total, Royal Dutch Shell, Eni, British Gas (BG)et StatoilHydro.

Faites vos jeux...

EG


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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