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Ernest-Antoine Seillière [Wendel] prêt à lâcher les rênes du holding familial ?
PerfomanceBourse.com, le 09/06/2008
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Mis en cause par une administratrice de la Société lorraine de participations sidérurgiques (SLPS), le baron Seillière serait prêt à renoncer à la présidence du holding familial, à en croire Les Echos (09/06). A 70 ans, l'ancien président du Medef ne conserverait plus que la présidence du conseil de surveillance de Wendel, détenu à 34% par la SLPS. Pour le holding, il s'agit de calmer les tensions apparues ces derniers jours, avec en ligne de mire les assemblées générales de Wendel et de SLPS cette semaine.

Sophie Boegner, administratrice de la SLPS, a-t-elle provoqué le départ anticipé d'Ernest-Antoine Seillière en critiquant le montage financier débouclé en juin 2007, qui a abouti à la simplification de la structure de contrôle du groupe et au versement de 324 millions d'euros en actions aux 15 dirigeants de Wendel, dont 79 millions pour l'actuel président du patronat européen ? Ses accusations se sont traduites par le dépôt d'une plainte contre X pour abus de biens sociaux et recel.

Le système de rémunération des dirigeants de Wendel contesté
Mais au-delà de ce montage, c'est le système de rémunération chez Wendel qui choque les actionnaires familiaux, estime Le Figaro (09/06). Outre des salaires conséquents, les principaux dirigeants placent des fonds dans chaque investissement et en retirent une part des plus-values. A titre d'exemple, la récente cession d'Editis leur a rapporté la bagatelle de 15 millions d'euros. « Autant cette forme d'engagement capitalistique est fort compréhensible en faveur du management des sociétés cibles, autant le cumul avec l'intéressement déjà perçu paraît peu courant », écrit Guy-Olivier de La Rochefoucauld, administrateur de SLPS, dans un courrier envoyé aux autres membres. Et d'ajouter : « Quand « on ajoute le nouveau programme de stock-options avancé de deux ans et doublé en volume d'actions », on ne peut s'empêcher de trouver tout cela « exagéré et hors marché ».

Ernest-Antoine Seillière réfute enfin que cette affaire ait un quelconque lien avec l'entrée controversée de Wendel dans le capital de Saint-Gobain. « 'Jai évidemment constaté que ce trouble pouvait réjouir ceux qui ne souhaitaient pas cet investissement de Wendel. Mais cela n'a rien à voir avec Saint-Gobain, ni - et 'Jai eu l'occasion d'échanger avec lui - avec Jean-Louis Beffa », (président du conseil du groupe de BTP), assure le baron.

Son sort sera fixé en milieu de semaine.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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