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Fin du suspens dans l'affaire Naouri / Baud
Zonebourse.com, le 15/07/2009
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(Zonebourse.com) - Depuis plus de trois ans, Jean-Charles Naouri, Pdg de Casino, et Jean Baud, le fondateur de Franprix et de Leader Price, se livrent une bataille sans merci. Le tribunal arbitral, saisi le 7 juin 2007 par Casino, vient de rendre son verdict : Jean-Charles Naouri était dans son droit lorsqu'il a révoqué la famille Baud de la direction des deux sociétés qu'il possède depuis mars 2007. Le tribunal exonère toutefois les Baud de faute grave.

Après plus de trois ans d'une bataille acharnée, à coups de procès pour abus de biens sociaux, violation de domicile et même menaces de mort, le divorce est officiellement prononcé entre la famille de Jean Baud, fondateur de Franprix et de Leader Price, et Jean-Charles Naouri, Pdg du groupe Casino, actionnaire majoritaire de ces deux enseignes.

A l'origine du conflit : l'éviction de Jean Baud, détenteur de 25% de Franprix et de 5% de Leader Price, du conseil de surveillance de Casino. Jean-Claude Naouri s'en prend à la gestion par la famille Baud et dénonce des abus de biens sociaux.

Satisfecit des deux parties
Dans un communiqué en date du 6 juillet, le groupe Casino indique : « Le Tribunal Arbitral a jugé que la révocation des membres de la famille Baud est intervenue pour de justes motifs et reconnaît le bien-fondé de la reprise opérationnelle de Franprix et Leader Price par Casino ».

Toutefois, contrairement aux accusations de Casino à l'encontre de la famille Baud, seule aux commandes des enseignes depuis l'entrée majoritaire du groupe de distribution au capital en 1997 et jusqu'à l'éviction de Jean-Baud en avril 2007, le tribunal exonère la famille de faute grave. Edouard de Lamaze, l'un des avocats des Baud, a ainsi salué « une grande victoire » affirmant que le tribunal n'avait pas retenu « l'intention malicieuse et la malhonnêteté prêtée par Casino aux Baud ».

Participation à estimer
Le tribunal ayant jugé légitime l'éviction des Baud, la famille doit à présent se faire racheter sa participation par le groupe Casino sur la base d'un multiple de 14 fois les bénéfices moyens de 2006 et 2007. Alors qu'elle en exigeait le prix fort (sur la base d'un multiple de 16 fois les bénéfices de 2006), soit 581 millions d'euros.

Les actions de la famille Baud sont estimées entre 420 et 475 millions d'euros, dont 420 millions ont déjà été provisionnés. Le prix définitif de sa participation sera calculé par un expert indépendant de Pricewaterhouse Coopers. À cette somme devront s'ajouter les dividendes pour 2006 et 2007, évalués par les Baud à 74 millions d'euros et les intérêts légaux (2% par an).


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