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François-Henri Pinault [PPR] sur les rangs pour marier Clarins et YSL Beauté ?
PerfomanceBourse.com, le 22/11/2007
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La rumeur fait du bruit : le groupe PPR dirigé par François-Henri Pinault serait le favori pour la reprise du cosméticien français Clarins. L’opération serait planifiée pour la fin du mois de novembre et remettrait en cause l'avenir de l'usine de Strasbourg. PPR « tient la corde pour la reprise de Clarins » via un rapprochement avec Yves Saint-Laurent Beauté, une opération qui « devrait être formalisée avant la fin du mois », écrivait ainsi La lettre de l'Expansion lundi matin.

De 56€ le 7 novembre, l'action Clarins s'est envolée jusqu'à 66€ le 20. Aujours'hui à environ 62€, le groupe vaut 2,55 milliards d'euros. Pour rappel, le capital de Clarins, fondé en 1954, est pour l’heure verrouille par la famille Courtin-Clarins. La Financière FC détient 51% du capital du groupe. « Si ce schéma se confirme, le repreneur pourrait remettre en cause l'avenir de l'usine parfums du groupe située à Strasbourg (500 personnes) » dont les produits seraient intégrés à ceux d'Yves Saint-Laurent (Azzaro, Thierry Mugler), ajoute la Lettre de l'Expansion.

Le candidat PPR

Si les analystes du Crédit Mutuel CIC jugent qu'un rapprochement Clarins/YSL Beauté est « crédible », ils penchent plutôt pour un apport d'YSL Beauté à Clarins en échange d'une participation de PPR dans Clarins plutôt qu'un scénario de cession à 100%. Un tel rapprochement « a du sens en termes de portefeuille de produits », mais ne règle pas les difficultés de Clarins aux Etats-Unis, et n'est pas exempt de risques sociaux et industriels, note le courtier, qui considère en outre que « la mise en place des synergies pourrait ne pas s'avérer si simple ».

« Si un tel scénario est possible, le groupe PPR ne devrait pas être le seul en lice si le groupe Clarins était en vente. En effet Clarins peut aussi bien intéresser des groupes spécialisés dans le secteur du luxe et des cosmétiques que des biens de consommation », ajoute la note du Crédit Mutuel CIC.

L'Oréal et Procter & Gamble

La candidature de YSL Beauté est cependant jugée plus probable que celle de L'Oréal, également soupçonné récemment de préparer une offensive sur Clarins. « Ce serait la solution la plus sensée si la famille actionnaire de Clarins voulait rester au capital d'une structure regroupant Clarins et YSL Beauté », explique Claire Deray, analyste chez Fortis citée par l'Agefi. « Avec un groupe comme L'Oréal, il y aurait forcément des doublons, avec Biotherm par exemple, et la pérennité de la stratégie de la famille Courtin à la tête de la marque Clarins au sein d'un groupe de la taille de L'Oréal serait moins évidente », poursuit-elle.

Depuis six mois, les rumeurs d'OPA se succèdent. Les noms de L'Oréal, leader mondial du secteur, ou du groupe de luxe PPR, reviennent le plus souvent. L'Oréal prévoit en effet de vendre sa participation dans Total et disposerait ainsi d'argent à investir. Le 12 septembre, l'action Clarins avait fait ainsi un premier bond de 8,35% après une étude du courtier Oddo y voyant « une proie idéale » pour L'Oréal. Son directeur général, Jean-Paul Agon, a confié avoir « de bonnes relations » avec Christian Courtin-Clarins, président du directoire du groupe éponyme.

L'américain Procter et Gamble, qui vaut 227 milliards de dollars en Bourse, pourrait ne faire qu'une bouchée de Clarins. L'image de marque du français, bâtie sur une stratégie de qualité des produits pourrait susciter son intérêt. Clarins n'est cependant pas en position de force pour faire monter les enchères. Peu présent aux Etats-Unis, il contrôle à peine 1% du marché mondial, ce qui le prive des économies d'échelle qui ont fait la force de L'Oréal.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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