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François-Henri Pinault [PPR] va-t-il renoncer aux Virgin Megastores de France ?
PerfomanceBourse.com, le 23/10/2007
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Qui va racheter la trentaine de Virgin Megastores répartis sur le territoire français ? Actuellement dans le giron du groupe Lagardère, ces grands magasins étaient en vue du groupe de distribution Pinault-Printemps-Redoute (PPR) et de sa filiale Fnac. Patrons et actionnaires principaux de PPR, François Pinault et son fils François-Henri ont perdu leur appétit en cours de route, selon le Monde. Ce qui ouvre un boulevard à Butler Capital.

Le célèbre investisseur britannique Richard Branson a sans conteste du « nez ». Cet entrepreneur touche-à-tout s'était notamment fait connaître par ses Virgin Megastores, de grands magasins dotés de grands rayons CD, puis DVD. Sir Richard s'en est débarrassé progressivement à compter des années 2000, sentant venir la concurrence de la distribution en ligne. Avec raison : concurrencés par la distribution – pirate ou non – sur Internet, les ventes de CD sont en chute libre. Les derniers Megastores, détenus par Virgin Group, ceux du Royaume-Uni et d'Irlande, ont été vendus durant l'été.

En France, les 34 Megastores appartiennent au groupe Lagardère depuis 1999. Achetés environ 150 millions d'euros, ce n'est pas le meilleur investissement du groupe : Le Monde du 21 octobre estime leur valeur actuelle à 100 millions. Lagardère a mandaté la Société Générale pour les vendre, et le dépôt des offres est clos depuis le 6 octobre.

Alors, qui va reprendre ces fameux magasins ? Le Monde écrit que l'enseigne Virgin France « ne passera pas sous la coupe de la Fnac », filiale du groupe de distribution et de luxe de François – et son fils François-Henri – Pinault, PPR.

Quels sont les écueils qui ont découragé le groupe « François Pinault & fils » ? « La Fnac aurait jeté l’éponge devant les problèmes de concurrence qu’aurait entraînés ce rachat. Dans certaines villes, le risque d’abus de position dominante l’aurait obligé à céder certains magasins », écrit le journal. Et ce n'est pas tout : « Le marché du disque et du DVD, qui est en chute libre, ne rend pas évidente une telle opération. En outre, le rapprochement aurait entraîné des conséquences sociales assez lourdes avec notamment la disparition du siège social de Virgin », écrit le quotidien.

Reste un autre partant : le fonds d'investissement Butler Capital Partners, qui porte le nom de son président Walter Butler. Selon son site Internet, la société de portefeuille qui a dernièrement pris une part du capital de la SNCM et acquis le Sernam, n'a pas de participations dans la distribution.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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