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François Pinault [Artemis] mécène de Jeff Koons à Versailles
PerfomanceBourse.com, le 25/06/2008
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François Pinault, troisième fortune française et grand amateur d'art moderne et contemporain, accueille le très médiatique Jeff Koons à partir du 10 septembre à Versailles. Seize sculptures d'un certain kitsch vont venir se confronter au décor baroque du château.

Depuis plus de vingt ans, François Pinault est un des plus importants collectionneurs français d'art moderne. S'étant passionné sans aucune formation dans les années 80, il est devenu à force d'acquisitions - en plus d'un homme d'affaire européen incontournable - une référence en matière de collection d'art contemporain. Il acheta ainsi en 1998 la maison de vente aux enchères britannique Christie's et en 2005 le Palazzo Grassi où il exposa pour la première fois sa collection personnelle.

Son mécénat pour cette exposition de 2 millions d'euros est donc tout-à-fait naturel. Jeff Koons est en effet considéré par certains comme une icône de l'art moderne du XXème siècle. Caractéristiquement kitsch, l'artiste cinquantenaire a traversé les différents courants d'arts récents toujours en phase avec les innovations, mais réputé pour les avoir synthétisées plus qu'explorées finement.

De fait, le tintamarre médiatique de Jeff Koons a eu le contre-effet de décrédibiliser un temps son art. On se rappelle dans les années 90 des œuvres provocatrices de Koons posant nu avec sa femme alors actrice porno.

Postérité ou pas ? En tout cas, Jeff Koons est actuellement l'un des artistes contemporains les plus chers, les plus en vue, et les plus reconnus mondialement. Et sa venue à Versailles reflètera parfaitement son caractère démesuré et exubérant : une de ses œuvres, le « Split Rocker » mesure par exemple 12 mètres de haut et sera recouvert de 90.000 fleurs pour l'occasion.

Bien sûr, la réunion du kitsch de Koons et du luxe raffiné de Louis XIV va en faire pester plus d'un. Koons, lui, trouve là « un cadre idéal pour renforcer le caractère philosophique de mes œuvres ». Espérons que l'anachronisme violent s'estompe légèrement devant les affinités des deux hommes. Il faut bien concéder qu'ils ont au moins en commun un goût prononcé pour le faste.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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