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Frank Stronach bien placé pour reprendre Opel
Zonebourse.com, le 27/05/2009
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(Zonebourse.com) - Frank Stronach fait figure de favori pour reprendre la marque allemande. Le patron de la firme se définissant elle même comme « l'équipementier le plus diversifié de la planète » peut se targuer de bénéficier du soutien de l'Etat allemand et des salaries d'Opel. Mais le dernier mot reviendra à General Motors, maison mère du constructeur allemand.

Deux autres repreneurs sont sur les rangs pour reprendre Opel à GM : l'italien Fiat, et le fonds américain Ripplewood. Néanmoins, « aucune des trois offres ne donne suffisamment de garanties pour l'instant » a indiqué ce week end Karl-Theodor zu Guttemberg, ministre allemand des Finances. La préférence de Berlin, qui devrait se prononcer cette semaine, irait à Magna.

Plusieurs raisons expliquent cette tendance favorable à l'équipementier canadien. Celui-ci a indiqué qu'il s'engage à conserver les quatre sites d'Opel en Allemagne, tout en évitant « des suppressions massives d'emplois ». A quatre mois des élections, l'argument prend toute sa mesure dans un dossier où Berlin s'est fortement impliqué.

Magna annonce également un investissement total de 700 millions d'euros, dont la moitié environ serait garantie par l'Etat allemand. Selon le projet du groupe de Franck Stronach, General Motors conserverait 35% des parts dans la compagnie, la banque russe semi-publique Sberbank en obtiendrait 35%, Magna 20% et les employés d'Opel 10%. Reste que 10 000 emplois pourraient être sacrifiés, sur les 25 000 que compte Opel outre-Rhin.

Des liquidités abondantes malgré un mauvais trimestre
A 76 ans, Frank Stronach, alias Franz Strohsack, signerait l'un des derniers grands coups de sa carrière s'il s'emparait d'Opel. Parti d'un petit atelier de pièces pour autos situé à Toronto, il ferait passer Magna du rang d'équipementier à celui de constructeur.

En 1957, Frank Stronach créé sa première entreprise, Multimatic, dont il est longtemps le seul employé. Dix ans plus tard, il fond Multimatic dans Magna Electronic Corp, une nouvelle société qui deviendra Magna Electronic en 1973. Le groupe croit rapidement dans les années 80, mais la décennie suivante est plus difficile.

Après une douloureuse restructuration, Magna Electronic redresse la tête et multiplie les acquisitions. Toujours implanté dans la capitale de l'Ontario, le groupe emploie aujourd'hui 70 000 salariés et évolue dans 25 pays. Si les derniers résultats ont révélé une perte trimestrielle de 200 millions de dollars (pour un CA de 3,6 milliards, en chute de 46%), Magna est toujours assis sur un matelas de liquidités d'1,7 milliard de dollars, sans compter une ligne de crédit non utilisée d'1,8 milliard. Largement de quoi financer son offre sur Opel.


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