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George Soros [Adecoagro], investisseur et... agriculteur latino-américain
PerfomanceBourse.com, le 15/10/2007
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Spéculateur, investisseur, philanthrope, l'américain George Soros s'est rendu célèbre par son fameux fonds de couverture Quantum Fund. Mais en termes de placements, il a aussi des marottes personnelles. A commencer la holding latino-américaine Adecoagro : comme son nom l'indique, cette société est une sorte de « latifundia » - plantation détenue par des grandes familles latino – à l'américaine. Selon des propos rapportés par l'agence Bloomberg en juin dernier, Soros a indiqué qu'« il est très important de signaler que c’est ma fortune personnelle que j’investis dans Adecoagro, et il faut donc faire la différence avec les investissements du Quantum Fund au Brésil ».

Le moins que l'on puisse dire est qu'en tant qu'agroexploitant, Soros donne plus dans l'intensif que dans le biologique. Il faut dire qu'en termes de génie biologique et d'appétence aux cultures transgéniques, l'Amérique latine est en pointe.

La preuve : après avoir bénéficié de l'effet d'image sympathique que leur conférait l'appellation de « biocarburants », les agrocarburants ont maintenant mauvaise presse : destruction de forêts, usage de pesticides, hausse des cours des matières premières alimentaires et rendements énergétiques faibles leurs sont reprochés.

Mi-2007, Soros n'en a pas moins déclaré au congrès mondial de l'éthanol, à Sao Paulo : « la dépendance pétrolière de notre civilisation pose problème. On découvre moins de gisements qu’on en exploite, le marché est véritablement tendu, ce qui implique de trouver des alternatives ». Le Brésil, qui produit le tiers de l'éthanol mondial, fait selon Soros partie de ces alternatives. Il a par la même occasion annoncé 900 millions de dollars d'investissements dans des plantations brésiliennes et des raffineries de canne à sucre.

Soros ne renonce pas à ce qu'il pour autant : « je dois l’avouer, sur l’éthanol, je me place en tant que spéculateur » : « il faut encore résoudre pas mal de problèmes avant que les investissements dans l’éthanol ne soient réellement viables ».

Ce n'est pas si grave, car Adecoagro n'a pas seulement un producteur d'agrocarburants. Loin de là. La société gère 225.000 hectares d’exploitations en Argentine, en Uruguay et Brésil et y produit toutes sortes de céréales, du coton, du café, des bovins, etc. Les plantations et les usines de canne à sucre du Brésil s’ajoutent à un large portefeuille agricole qui a déjà bien profité de la hausse des matières premières.

Adecoagro continue d'ailleurs de se renforcer dans différents domaines agricoles : récemment, selon l'agence de presse sud-américaine APM, elle a acquis la laiterie argentine Cooperativas Unidas SanCor de Santa Fe pour 120 millions de dollars, avec son réseau coopératif de 4.000 producteurs.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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