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George Soros [Open Society Institute] s'oppose à un projet de mine d'or en Roumanie
PerfomanceBourse.com, le 08/10/2007
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Sur le papier, c'est peut-être la plus importante mine de métaux précieux du continent européen : située en Transylvanie, dans le Nord-ouest de la Roumanie, la mine de Rosia Montana était déjà exploitée deux siècles avant Jésus-Christ. Le sous-sol de cette mine reprise par la société canadienne Gabriel Resources renfermerait 500 tonnes d'or et plus de 2.000 tonnes d'argent. Seulement voilà : les conséquences environnementales et sociales du projet étaient négatives et contestées. Et une des fondations du milliardaire George Soros a permis de mettre fin au projet.

Depuis qu'elle a annoncé son intention de reprendre l'exploitation des Rosia Montana, les contestations pleuvaient sur Gabriel Resources : riverains mécontents de devoirs déménager – qui dit mine, dit trous et galeries –, associations écologistes pestant contre la pollution générée par une exploitation minière, députés européens inquiets.... Il faut dire qu'en 2000, un accident survenu dans une mine d'or de la région avait provoqué le déversement de substances toxiques dans la Tisza, un affluent du Danube. Toute forme de vie aquatique y avait disparu. Cela fait désordre...

Parmi les opposants à ce projet, les riverains réunis dans l'association Alburnus Maior a reçu un soutien de choix : celui d'une des fondations philanthropiques de l'américain George Soros, l'Open Society Institute. D'origine hongroise, George Soros a fait en sorte que sa fondation soit bien représentée en Hongrie et dans toute l'Europe de l'Est. Elle doit son nom au philosophe Karl Popper, qui fut professeur de Soros à Londres, « La société ouverte et ses ennemis ». Ecrit en1945, ce livre est une charge contre tous les totalitarismes.

L'Open Society Institute de Roumanie a ouvert ses portes en 2006. Son but est de « promouvoir une société basée sur la liberté, la responsabilité et le respect de la liberté en soutenant des activités qui améliorent la transparence de l'action publique (...). La fondation travaille également de concert avec des groupes issus de la société civile et des agences gouvernementales afin de mettre en place des réformes et des politiques qui feront de la Roumanie un membre fort et efficace de l'Union européenne », selon le site Internet.

Et ce n'est pas tout dans son rapport d'activité 2006, la Fondation Soros de Roumanie indiquait que « les habitants de Rosia Montana ont continué [en 2006] leur combat contre la société minière canadienne Gabriel Resources, qui depuis dix ans tente d'obtenir la permission de construire la plus grande mine d'or à ciel ouvert d'Europe », ce qui passe par l'utilisation de bains de cyanure...

Et plus loin: « une compagnie roumaine d'Etat est associée à Gabriel Resources [à hauteur de 20%, NDLR]. La presse a révélé que la plupart des anciens et des actuels notables locaux, ainsi que les membres de leurs familles, comptaient parmi les salariés d'une filiale locale de Gabriel. La fondation [de Soros en Roumanie] a soutenu 250 familles modestes qui ne voulaient pas être déplacées, et a aidé des experts indépendants à identifier les alternatives de développement socialement et environnementalement responsables ».

Cette mobilisation a fini par payer : début septembre, le gouvernement roumain a décidé de suspendre le projet.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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