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George Soros prédit une nouvelle crise mondiale dès l'an prochain
Zonebourse.com, le 02/02/2010
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(Zonebourse.com) - Comme tous les ans, George Soros s'est rendu en famille au Forum économique de Davos. Comme tous les ans, il a organisé un déjeuner au cours duquel il a livré son sentiment sur l'état des marchés. Comme en 2009, c'est le pessimisme qui a dominé.

Au cours de cette réunion informelle organisée à l'hôtel Seehof de Davos, le financier a lancé d'entrée : « Nous ne sommes pas sortis du bois ». « La super-bulle financière qui a explosé en 2008 a été en partie regonflée par les mesures de sauvetage de l'économie mondiale. Il y a un vrai risque de rechute en 2011 ». Mais d'où lui viennent ces sinistres prévisions ? De l'absence d'un réel système de régulation. « À marchés financiers mondialisés, il faut des règles mondiales, sinon, c'est la catastrophe assurée. Je le disais bien avant la crise. Et nous n'y sommes toujours pas ».

À propos de la piste formulée par Barack Obama pour réduire la taille des banques pour réduire d'autant le risque systémique, George Soros juge que l'idée du président américain va dans le bon sens, mais qu'elle a besoin d'être approfondie. Et de déplorer que le projet d'Obama intervienne trop tôt car « les banques ne sont pas encore tirées d'affaires », a-t-il ajouté. « La communauté bancaire qui s'oppose (aux réformes) est sourde et commet une grande erreur » en rejetant les projets de refonte du système financier.

L'euro, « une monnaie inachevée »
Autre cause selon lui, l'euro, qu'il qualifie de « monnaie inachevée ». « On a créé une banque fédérale, mais pas de ministère des Finances », pointe le financier américain. Sous-entendant les déboires de la Grèce, George Soros estime que les pays de l'Union européenne sont protégés d'un effondrement aux conséquences désastreuses pour le reste de l'Union. « Les avantages et la protection que cela confère sont tellement précieux qu'ils vont s'imposer une discipline de fer pour y rester », estime le même qui, en 1992, misa sur la une double dévaluation de la livre sterling et de la lire italienne, un pari audacieux qui lui aurait rapporté près d'un milliard de dollars.

Pour éviter une nouvelle apocalypse, George Soros défend le principe d'une meilleure régulation du crédit. « Si l'accès au crédit est facile, il n'y a rien de plus rationnel, pour un investisseur, que de mettre son argent dans une bulle. Dès que j'en vois une, j'achète », conclut-il en investisseur avisé qu'il est.


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