L'actualité des Barons de la Bourse

George Soros [Quantum Fund] et la finance internationale tout schuss à Davos
PerfomanceBourse.com, le 24/01/2008
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Davos rime avec Soros... Entre autres. Située dans l’Est de la Suisse, dans le cantons des Grisons, cette petite station de sports d’hiver n’est pas bien loin de l’Autriche et de la principauté de Liechtenstein. Du 23 au 27 janvier, elle accueille la 38ème réunion annuelle du World Economic Forum (WEF, Forum économique mondial), à laquelle participeront plus de 2.000 dirigeants économiques, politiques et divers membres de la « société civile » du monde entier, dont des personnalité la finance.

Sous le signe de la crise

Dans le discours d’ouverture, l’économiste américain Nouriel Roubini donne le ton. Il indique que « le retournement de la plus grande économie du monde aura pour conséquence inévitable de ralentir la croissance dans le reste du monde ». Kamal Nath, ministre de l’Economie et de l’Industrie de l’Inde tempère ce pessimisme, indiquant que les échanges entre pays émergents pourraient amortir le ralentissement US.

Citons également les propos de la patronne de PepsiCo, Indra Nooyi, vice-présidente du WEF 2008 : « la crise financière actuelle représente un premier test pour la globalisation ».

La finance en trompe-l’oeil

Certes, cette édition du forum économique mondial est marquée par le retour en force de la puissance publique. « A Davos, l’Etat vient à la rescousse de l’entreprise » : voilà comment Jean-Marc Vittori, des Echos, titre sa chronique du jour (23/01). Le Wall Street Journal (23/01) rapporte quelques banques dont les patrons sont présents : Deutsche Bank, Citigroup, JP Morgan Chase, Lehman Brothers, Merrill Lynch, UBS, Barclays Capital, Crédit Suisse, Goldman Sachs... A part les deux dernières, toutes ces banques pataugent dans les « subprimes ». D’ailleurs, le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson – un ancien de Goldman – a annulé sa venue suite au dernier épisode de la crise du crédit, qui touche les « réhausseurs de crédits ».

Ce qui vaut même pour la finance : « relégués au second plan, les petits princes du private equity qui plastronnaient l'an dernier. Cette année, la vedette sera Bader Al-Sa'ad, qui pilote le fonds souverain du Koweït », indique M. Vittori. Difficile d’en trouver la liste, mais il ne fait nul doute que les fonds d’Etat seront bien représentés cette année.

Comme Nouriel Roubini, professeur à l’université de New York et consultant, les économistes présents ne sont guère optimistes. Stephen Roach, ancien économiste en chef de Morgan Stanley devenu patron de sa branche Asie, n’est pas tendre avec la décision de la Fed. Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz parle même de « probabilité significative de récession » aux Etats-Unis. Ambiance...

Quelques barons au rendez-vous

Et les Barons de la Bourse ? Pas facile de trouver une liste des participants au forum de Davos. Par définition, ce qui fait la valeur ajoutée du forum, ce n’est pas les conférences publiques annoncées au programme, mais les réunions informelles qui se tiennent dans les salons des grands hôtels. Et les « global leaders », comme le WEF appelle ses participants, tiennent à être discrets.

PerformanceBourse.com n’a pu mettre la main que sur une « liste abrégée des participants du monde des affaires ». On y trouve l’indien Mukesh Ambani, patron du conglomérat Reliance Industries, et son compatriote Lakshmi Mittal, d’ArcelorMittal.

David Bondermann, co-fondateur du fonds d’investissement américain TPG Capital. Larry Page et Sergey Brin, de Google. Michael Dell, patron du constructeur informatique. Steve Forbes, patron du magazine financier US du même nom. Bill Gates, ex-boss de Microsoft. Rupert Murdoch, de News Corp. Oleg Deripaska, oligarque russe et patron de Basic Element.

George Soros, le célèbre investisseur un brin pessimiste, est bien seul. Pas de traces, dans les documents disponibles, de Warren Buffett, Carl Icahn ou Albert Frère. Mais ils ne sont pas bien loin...


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com