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George Soros [Quantum Fund] s’en prend au « fondamentalisme de marché »
PerfomanceBourse.com, le 22/01/2008
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Dans une interview donnée au quotidien autrichien Der Standard daté du 21/01, le financier américain George Soros n’y va pas par quatre chemins : interrogé sur la situation actuelle, il estime qu’elle « est plus grave que toutes les crises financières qui se sont produites depuis la Seconde guerre mondiale ». Rien de moins. En réponse à une question sur les menaces de récession aux Etats-Unis et en Europe, il répond : « naturellement qu’il y a une menace. Il est même surprenant que cela ait été si peu compris ».

Lorsqu’on lui demande ce qu’il attend du plan de relance à 150 milliards de dollars annoncé par le président américain George W. Bush, il répond sans ambages : « pas grand’ chose ».

« Fondamentalisme de marché » et malentendus

Toujours dans les colonnes du quotidien viennois, George Soros s’en prend à ce qu’il appelle le « fondamentalisme de marché » (‘Marketfundamentalismus’). « La situation actuelle est fort complexe », indique-t-il. « Ces dernières années, il y a eu des malentendus fondamentaux dans les politiques qui ont été menées ; elles découlent de ce que j’appelle le fondamentalisme de marché », déclare Soros.

De quoi s’agit-il ? « C’est la conviction selon laquelle les marchés financiers se comportent tels un balancier et tendent à rétablir l’équilibre. Je crois que c’est une une fausse idée. Nous traversons maintenant une crise financière vraiment grave », indique le financier américain.

Menace de récession

« Pensez-vous que la récession menace les Etats-Unis ? », lui demande la journaliste du Standard.

« Oui, elle menace les USA », répond Soros.

« Et l’Europe ? »

« Naturellement qu’il y a une menace. Il est même surprenant que cela ait été si peu compris », répond Soros au Standard.

Article à venir

George Soros indique dans cette interview qu’il travaille sur un article analytique expliquant les tenants et les aboutissants de la crise actuelle. Il précise que les propos qu’il tient au Standard sont certes « mieux que rien », mais que la situation est « très complexe » et qu’il ne s’agit là que d’un résumé de son analyse.

A suivre...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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