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George Soros [Soros Fund] prévoit l'explosion de la "bulle" pétrolière
PerfomanceBourse.com, le 23/06/2008
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Huit ans après le décollage de l'indice NASDAQ lié aux nouvelles technologies qui précéda l'explosion de la bulle Internet, le dernier envol du prix du baril de pétrole brut n'est pas sans rappeler la ruée vers les titres high-tech. Avec une augmentation de 697% par rapport à 2001, le milieu spéculatif s'interroge sur la réalité d'une bulle pétrolière et sur sa potentielle explosion.

Parallèlement à la récente crise américaine de l'immobilier et au recul de l'économie mondiale, le prix du pétrole ne cesse d'augmenter. Un phénomène qui provient en premier lieu du développement économique de l'Inde et de la Chine, puis des problèmes d'approvisionnement au Nigeria et en Irak ainsi que d'une baisse de production en Russie. Mais un phénomène surtout amplifié par l'engouement spéculatif provoqué par ce contexte de tension entre l'offre et la demande.

« Il n'y a rien de différent entre cet engouement et celui pour les actions des compagnies point-com, le marché immobilier, le Dow Jones des années 1920, la bulle South Sea et l'emballement pour les tulipes hollandaises » affirme Stephen Shork, président de Schork Group Inc. qui conseille des sociétés pétrolière, des firmes de Wall Street ainsi que l'OPEP (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole). Pour lui, « l'histoire se répète sans cesse ».

D'aprés le milliardaire et philanthrope George Soros, il s'agirait en effet d'une "bulle" spéculative. « Cette bulle s'ajoute à une tendance à la hausse des prix pétroliers qui a de fortes assises dans la réalité » témoigna-t-il devant le Comité du Sénat américain sur le commerce, la science et le transport.

Mike Masters [Masters Capital Management] se fait plus nuancé : « Je ne saurais dire si on doit parler d'une bulle ou non ». Admettant pourtant : « Pas de doute que la demande des investisseurs a un effet sur les prix. La chose a très peu à voir avec l'offre et la demande physiques du pétrole brut ». Et en effet, on ne saurait identifier une « bulle » que par une très forte croissance : c'est la chute d'un marché soudainement dévalorisé qui la caractérise.

Reste qu'une croissance constante du prix du brut est assez improbable, excepté si l'on mise sur un engouement à long terme pour le marché énergétique, dont la nature est au final à des lieues de l'innovation High-Tech.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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