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Gérard Mulliez dans la tourmente avec Pimkie
Zonebourse.com, le 05/01/2010
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(Zonebourse.com) - Cela fait une dizaine de jours qu'ils sont en grève. Les suppressions de postes annoncées en mai dernier ne sont pas du goût des salariés de l'enseigne Pimkie, propriété du groupe Auchan. Et comme si les multiples manifestations de désapprobation ne suffisaient pas, voilà que le député du Nord s'en mêle. À la veille de la nouvelle année, Alain Bocquet a écrit à Gérard Mulliez pour lui demander de renoncer à son plan social.

Il y a près de quarante ans, lors de sa création, la marque lilloise de vêtements féminins était pourtant promise à un avenir radieux. Pour la première fois en France, Pimkie prenait le risque de lancer des modèles dépareillés à des prix imbattables.

Las, la promesse de jours bénits des dieux de la rentabilité a vécu. Faute d'avoir su s'adapter, l'enseigne de Gérard Mulliez s'est laissée distancer par les Gap et autres Zara.

En l'espace de quatre ans, le chiffre d'affaires des 760 boutiques en France, en Allemagne ou en Italie est passé de 650 à 570 millions d'euros. Et le bénéfice a suivi la tendance : alors qu'il représentait autrefois 20% du chiffre d'affaires réalisé, il a difficilement dépassé 1% en 2008.

Plan social programmé
En mai dernier, le comité central d'entreprise (CCE) annonce un projet de suppression de 190 postes de travail à compter du 24 février 2010. Depuis, le bras de fer est engagé. Les salariés ont suivi l'appel de l'intersyndicale FO/CFDT et se sont mis en grève illimitée depuis le 19 décembre.

Et voilà que le député communiste du Nord est venu récemment soutenir leur action. Dans un courrier adressé à Gérard Mulliez, PDG du groupe Auchan, Alain Bocquet dénonce les arguments mis en avant par la direction.

« Vous avancez l'exacerbation de la concurrence et une baisse des bénéfices. C'est un peu court quand on sait qu'entre 2001 et 2006 votre groupe a prélevé 160 millions de dividendes chez Pimkie » a-t-il expliqué.

L'élu s'est par ailleurs étonné de la décision d'un groupe qui a en son temps perçu des aides publiques...

Les salariés souhaitent une réduction du nombre de licenciements, des garanties de reclassement et des contreparties financières (une prime de 20.000 euros et 2.400 euros par année d'ancienneté).

Reprise des négociations le 12 janvier.


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