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Guy Wyser-Pratte [Wyser-Pratte Management] s'embrouille avec le patron de TUI
PerfomanceBourse.com, le 24/10/2007
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C'est officiel : l'investisseur franco-américain Guy Wyser-Pratte n'est pas content. Selon son site Internet, la société Wyser-Pratte Management Co., basée à New York, est « un fonds d'investissement actif focalisé sur des actions européennes sous-évaluées ». Et ? Et c'est tout, puisque le site institutionnel en question ne compte qu'une seule page. Mais de nombreuses participations...

Guy Wyser-Pratte a été longtemps l'un des actionnaires « fortement » minoritaires de l'opérateur de services en ligne Prosodie. La société est en train de se retirer de la cote parisienne ; l'offre publique de retrait suivie d'un retrait obligatoire menée par Camélia Participations se fait au cours de 25,5 €.

Début avril dernier, Wyser-Pratte avait annoncé la vente des 3% que sa société détenait dans l'équipementier auto Valeo. « J'aurais voulu les aider à se restructurer mais n'y a guère de doute que [le management NDLR] accepte une offre de rachat de l'entreprise par LBO », avait-il déclaré le 5 avril dernier. Il ajoutait qu'il ne voyait pas l'action aller au-delà des 45€ auxquels elle se traitait alors.

Wyser-Pratte n'était d'ailleurs pas d'accord avec cette opération, voulue par la direction de Valeo. Les noms d'Apollo, Cerberus et Pardus, des fonds US, ainsi que de PAI Partners circulaient alors.

Puis les choses ont traîné, et la crise des « subprimes » s'est mis à peser sur les opérations de LBO – rachat par endettement. Et toute reprise tombe à l'eau début juillet. Le fonds Pardus reste le premier actionnaire de Valeo avec 18% des parts, mais entre temps le cours est retombé à 38€.


Guy Wyser-Pratte défie Michael Frenzel
Entré au capital du voyagiste allemand Tui, Guy Wyser-Pratte a une ambition : envoyer en vacances son P-DG, Michael Frenzel. Et il ne s'en cache pas : dans les Echos du 1er octobre, il déclarait sans ambages : « Il ne s'agit pas d'une visite de courtoisie. Frenzel doit partir », a-t-il déclaré fin septembre.

Michael Frenzel a vendu les activités historiques du groupe, des actifs sidérurgiques regroupés dans la firme Salzgitter, et a fait de TUI un voyagiste européen au parcours boursier... difficile. Depuis, si l'action Salzgitter va bien (x 23 en cinq ans, soit +1800%) celle de Tui se traîne (+19% en cinq ans). Et Guy Wyser-Pratte n'aime pas cela : « Force est de reconnaître que ce groupe ne dispose d'aucune stratégie et que son évolution boursière est pitoyable. Dans tous les domaines, TUI a moins que la moyenne », assène-t-il selon le journal allemand Handelsblatt.

Pour la petite histoire, il est possible qu'un contentieux personnel s'ajoute à ce désaccord stratégique : Michael Frenzel présidait Babcock-Borsig, une société de machines-outils, lorsqu'elle a fait faillite en 2002. Wyser-Pratte avait perdu 20 millions d'euros dans cette affaire, et a soupçonne Frenzel d'avoir transféré les « bons » actifs – dont les chantiers navals HDW – hors de Babcock et y dissimulant les « mauvais »...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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