L'actualité des Barons de la Bourse

Jacques Merceron-Vicat [Vicat] va investir 150 millions d'euros au Sénégal
PerfomanceBourse.com, le 18/12/2007
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Depuis quelques années, l’économie africaine connaît une croissance rapide. Ce qui n’a pas échappé à Jacques Merceron-Vicat, P-DG du groupe fondé par un de ses aïeuls en 1853, qui était au Sénégal le 14 décembre dernier. Sa famille possède toujours 53% du capital du groupe. Numéro trois français du ciment et des granulats, ce groupe d’origine grenobloise a bien l’intention de se renforcer en dehors de ses deux premiers marché : la France – environ la moitié des ventes – et les Etats-Unis – 20% -, en se tournant vers les pays émergents. A commencer celui où il est déjà présent : le Sénégal.

Actuellement, Vicat n’est significativement que dans trois pays émergents : la Turquie, l’Egypte, et le Sénégal. Au total, ces trois pays rassemblent 20% de son chiffre d’affaires, dont 7% pour le seul Sénégal.

100 milliards de francs CFA pour la Sococim

Dans ce pays d’Afrique noire, Vicat est présent depuis 1999, date à laquelle il a racheté Sococim Industries, une cimenterie est basée non loin de Dakar, à Rufisque. Pour célébrer le lancement d’une campagne d’investissement de 100 milliards de francs CFA – soit 152 millions d’euros –, Vicat avait fait les choses en grand, vendredi 14 décembre : le patron du groupe, Jacques Merceron-Vicat avait convié le président sénégalais, Abdoulaye Wade, qui s’est félicité de ce que « les investisseurs font confiance au Sénégal, ce pays où règne paix et stabilité ».

Objectif de cet investissement : augmenter la capacité de production de l’usine d’ici 2009, afin de répondre à la demande régionale de la prochaine décennie. A terme, la Sococim pourra produire 6 millions de tonnes de ciment par an, contre 2 actuellement.

Le projet a même un volet environnemental : respect des normes en vigueur dans le cycle de production, puisque fabriquer du ciment nécessite de l’énergie, une centrale électrique fonctionnant avec des résidus végétaux (biomasse) est prévue. Pour ce faire, la Sococim possède plus de 100.000 hectares de plantations aux alentours de Rufisque. En effet, selon M. Vicat, la Sococim entend bien maintenir sa complète autonomie énergétique, ce qui lui permet de réduire ses coûts. Et même, selon le P-DG, de vendre les ciments les moins chers d’Afrique...

Fondation d’entreprise

Jacques Merceron-Vicat a aussi annoncé, révèle African Global News (15/12), la mise en place prochaine « d’une fondation destinée à encourager et participer à la création d’entreprises, génératrices d’emplois sur Rufisque et Bargny ». L’idée est de faire face aux « récriminations de la part des populations riveraines de l’usine », indique le P-DG. Cette opération s’inscrit dans le plan stratégique de Vicat, qui vise à l’« augmentation de ses capacités de production de de 50% d’ici 2010 », ce qui passe par des investissements, mais n’exclut pas pour autant des acquisitions...

Pour mémoire, le groupe Vicat n’est jamais sorti du patrimoine de la famille. Louis Vicat, père du fondateur du groupe, polytechnicien et ingénieur du génie civil, a lancé sous Napoléon Ier les recherches qui ont débouché sur l’invention du ciment artificiel. Initialement, il cherchait un type de mortier qui résisterait à l’eau afin de construire plus facilement des ponts...

Le groupe Vicat emploie aujourd’hui 6.600 personnes, réalise 2 milliards d’euros de ventes (2006) et vaut, en Bourse, 3 milliards. Il est présent aux Etats-Unis depuis 1974, en Turquie depuis 1991 et au Sénégal depuis 1999. En 2001, il a racheté le groupe Vigier, en Suisse, puis une cimenterie égyptienne en 2003.


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com