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Jean-Bernard Lafonta [Wendel Investissement] se sent un peu seul face à Saint-Gobain
PerfomanceBourse.com, le 14/02/2008
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Principalement détenu par la famille du même nom, dont E.-A. Seillières fait partie, la société de portefeuille Wendel finira-t-elle par prendre une participation majoritaire au capital de Saint-Gobain, dont il détient 17,8% du capital ? Rien n’est moins sûr au regard des manœuvres qui se trament en coulisses. Selon Le Figaro (12/02), Wendel cherche à s’allier avec des grands investisseurs anglo-saxons pour inciter la direction de Saint-Gobain à tripler son programme de réduction des coûts. Mais le groupe de Jean-Louis Beffa n’est pas prêt à se laisser faire et veut limiter le pouvoir de Wendel au sein du conseil d’administration.

Alors que Saint-Gobain table sur des réductions de coûts de l’ordre de 300 millions d’euros, le holding de la famille Seillière en veut 1 milliard d’euros, au risque de fâcher Saint-Gobain. Un tel objectif serait en revanche de nature à satisfaire l’appétit des fonds spéculatifs. La pression repose sur le groupe de Jean-Louis Beffa, à quelques semaines de l’assemblée générale du 5 juin. Mais la répartition des pouvoirs au sein du groupe aura peut être évoluée d’ici là.

Une clause pour maintenir des « relations saines »

En fin de semaine, Wendel a en effet accepté de plafonner sa participation au capital de Saint-Gobain à hauteur de 21,5%, en échange d’un siège au tour de table. Puis, à l’issue d’un conseil d’administration « particulier », le groupe de matériaux de construction a ajouté une clause particulière : alors que depuis vingt ans il accordait à ses actionnaires le droit de vote double au bout de deux ans, Saint-Gobain a demandé à Wendel de renoncer à cette faveur.

Le groupe, qui a invoqué un gage de « relations saines » pour se justifier, a expliqué que les autres actionnaires ne comprendraient pas que l’entrée de Wendel puisse aboutir, in fine, à « une prise de contrôle rampant » qui dispenserait le hoding, « si tel était son but, de déposer au bénéfice de tous les actionnaires, une offre publique ».

Wendel affirme être prêt à « étudier la question », mais il est difficile de l’imaginer s’asseoir sur la possibilité de monter à 43% des droits de vote d’ici 2010, comme il en aurait le droit s’il ne signait pas la nouvelle clause imaginée par Saint-Gobain.

Wendel/Saint-Gobain vs. GBL/Lafarge

Les relations entre Wendel et Saint-Gobain tranchent avec celles qui unissent Groupe Bruxelles Lambert, holding du financier belge Albert Frère et et son « associé en finances » canadien Paul Desmarais senior, et le cimentier Lafarge. Les deux participations ont pourtant été nouées pratiquement en même temps. Difficile métier que celui d'investisseur professionnel !

C'est peut-être la raison pour laquelle une rumeur de presse prêtait (voire notre article à ce propos), la semaine passée, l'intention à Frère d'entrer au capital de Wendel. A suivre...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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