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Jean-Bernard Lafonta [Wendel Investissement] va-t-il vendre Editis... 30% plus cher ?
PerfomanceBourse.com, le 06/02/2008
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Président du directoire de Wendel Investissement, Jean-Bernard Lafonta est à ce titre responsable du holding d’investissement de la famille Wendel, dont Ernest-Antoine Seillières est l’un des héritiers. Depuis 2004, Wendel Investissement est propriétaire du deuxième éditeur français, rebaptisé Editis, qu’il avait racheté à Lagardère pour 660 millions d’euros. De nouveau, des rumeurs de presse font état d’une cession. A un prix plus élevé, évidemment.

Pourtant, en décembre 2007, Jean-Bernard Lafonta avait déjà démenti une première rumeur à ce sujet, lancinante depuis le printemps 2007.

Editis, c’est aujourd'hui 2.400 salariés, 755 millions d’euros de chiffres d’affaires et 42 millions de bénéfice net (en 2006). Et des marques bien connues comme Robert Laffont, Plon, La Découverte, Bordas, Nathan, Le Robert...

Vers environ 30% de plus-value ?

Dans un article daté du 29 janvier, la Tribune indiquait : « officiellement, aucun mandat de vente n'aurait été confié à une banque. Mais, selon nos informations, Jean-Bernard Lafonta, patron du holding d'investissement, souhaiterait conclure la vente d' Editis au premier semestre 2008 ».

« Racheté 660 millions d'euros en mai 2004, Editis, qui s'est depuis offert quelques jolies petites maisons d'édition (Le Cherche Midi, First, De Boeck...), serait estimé entre 750 et 950 millions d'euros », indique le quotidien économique. Soit 850 millions en milieu de fourchette, ce qui représente 29% de plus que le prix acheté en 2004.

Quels candidats ?

Les groupes latins sont bien représentés parmi les repreneurs potentiels cités par la Tribune : Planeta (Espagne); RCS Media Group ou Mondadori (Italie). Ces deux derniers ont vigoureusement démenti.

Pourquoi ?

Wendel Investissement aurait besoin d’argent, estime la Tribune. « Wendel a largement ouvert les cordons de sa bourse pour prendre 18% de Saint-Gobain » ces derniers mois, écrit encore le journal. Il lui faudrait donc de quoi financer son renforcement au capital du groupe de matériaux de construction.

A moins que ce ne soit pour parer aux conséquences de la crise financière, le titre Wendel ayant perdu 30% de sa valeur depuis le 1er janvier en Bourse de Paris. A suivre...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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