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Jean-Charles Naouri [Euris, Casino] : bataille décisive contre la famille Baud ?
PerfomanceBourse.com, le 02/11/2007
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Casino, Cdiscount, Franprix, Monoprix... La galaxie de distributeurs bâtie par Jean-Charles Naouri, « le raider assagi », a abondamment utilisé les acquisitions. Par exemple, environ 5% du capital de Franprix et 25% de LeaderPrice sont encore détenus par la famille Baud qui les a fondé. En avril dernier, les Baud ont demandé le rachat de leurs parts par Casino, qu'ils estimaient à 600 millions d'euros. Naouri était d'accord sur le principe, mais pas sur le prix : il leur propose 450 millions. Mais ce n'est pas leur seul désaccord – et le mot est faible !

C'est bien plus qu'une affaire de chiffres qui sépare les Baud et Naouri. La famille Baud, notamment Jean Baud, n'apprécie pas la manière dont Jean-Charles Naouri reprend, progressivement, le contrôle de toutes les filiales de son groupe. Dans une lettre adressée au DG de Casino et dont Capital du 25 mai reproduisait des extraits, Jean Baud n'y a allait pas de main morte : « occupation nazie », « méthodes soviétiques » sont les référence qu'il utilisait pour protester contre son éviction. « Je suis jeté à la rue après soixante années de succès ininterrompus », pestait-il.

Conclu en 1997, l'accord de cession progressive des Baud à Casino prévoyait un maintien des dirigeants historiques jusqu'en 2008. Sauf que Jean-Charles Naouri n'a pas apprécié la politique de Franprix et de Leader Price, alors dirigés par les Baud mais contrôlés par Casino, face à la guerre des prix lancée par Carrefour en 2004. Naouri a voulu reprendre les choses en main, et ce fut le début de la guerre...

S'en est suivie une improbable bagarre judiciaire ou tous les coups furent permis : plaintes pour 'violation de domicile', pour abus de biens sociaux, perquisition, recours en justice divers et variés...

L'affaire Gemeix et ses ramifications suisses
Le dernier litige en date : le contrôle de Gemeix SA, une société détenue à moitié par les Baud, l'autre étant à Casino. Ce sont les Baud qui commandent, le patriarche Jean (87 ans) dirigeant l'entreprise. Gemeix regroupe les activités internationales des groupes fondés par les Baud. Leader Price, Franprix... Selon Capital.fr du 30 octobre, par une filiale, Chaillet SA, Gemeix détient une part minoritaire des distributeurs suisses Pam et Valrhône.

Qui alors détient la majorité de ces deux entreprises suisses ? Distribution SA, société de droit suisse dotée d'actions « ancien modèle » au porteur : impossible de savoir qui en est le propriétaire. Selon Capital, Casino est persuadé que Distribution SA et les Baud ne font qu'un.

Fidèle à sa stratégie de reprise en main, Jean-Charles Naouri a obtenu le 30 octobre 2007 la nomination d'un mandataire ad hoc à Gemeix SA de la part du tribunal de commerce de Paris. « En attendant peut-être d’y faire nommer un administrateur provisoire », indique Capital.

Naouri prendrait alors l'un des derniers bastions des Baud... A suivre.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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