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Jean-Charles Naouri [Euris, Casino] : cartographie simplifiée d'un groupe compliqué
PerfomanceBourse.com, le 02/11/2007
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Jean-Charles Naouri a un palmarès impressionnant : bachelier à 15 ans – avec mention « Très bien » – , ce diplômé de Normale sup', de l'ENA, de Harvard et ancien « dir cab' » de Pierre Bérégovoy est devenu un homme d'affaires accompli. Voilà dix ans, L'Expansion le surnommait « chasseur de plus-values des années 80 ». Après des aventures en Bourse, il a fini par s'assagir et s'installer à la tête du groupe de distribution Casino, dont il est l'actuel P-DG. Et il entend bien le rester !

De son passé de financier, il reste bien des traces dans la structure de son groupe : tout en haut de l'édifice qui contrôle son patrimoine trône la société non cotée Euris. Euris et ses filiales détiennent 91% d'une société cotée, Foncière Euris (capitalisation : 1 milliard d'euros), dirigée par Pierre Féraud. La Foncière Euris gère en propre un parc immobilier, mais elle détient surtout 62% du holding coté Rallye (capitalisation : 2,1 milliards ; chiffre d'affaires 2006 : 23,3 milliards d'euros), dont Naouri est également le P-DG. Vous suivez ?

La galaxie Naouri
C'est Rallye qui concentre les participations de Naouri dans la distribution : d'abord 50% du capital de Casino (capitalisation : 7,5 milliards d'euros), et donc les principales enseignes sont bien connues : Géant Casino, Franprix et Leader Price (rachetés à partir de 1997), Monoprix, et Cdiscount sur Internet... Casino détient lui-même 60% de Mercialys (capitalisation : 2 milliards d'euros), sa principale filiale qui gère son parc immobilier. Jean-Charles Naouri est encore aussi P-DG de Casino, depuis qu'il a débarqué l'ancien DG Pierre Bouchut en 2005.

Ensuite, près de 73% de l'enseigne Go Sport (capitalisation : 251 millions d'euros), qui a dernièrement vendu ses locaux en devenant locataire. Go Sport a subit l'année passée des pertes d'une douzaine de millions. En avril dernier, la Lettre de l'Expansion prêtait – une fois de plus – à un autre grand nom de la distribution sportive européenne de racheter GoSport, afin de construire un ensemble intégré mieux à même de négocier face aux « équipementiers sportifs ». C'était le britannique Mike Ahsley et sa société Sports Direct, dont nous vous parlions hier, qui étaient pressentis. Sans suite pour l'instant.

Enfin, le troisième pilier de Rallye est constitué d'un portefeuille d'investissements estimé à fin 2006 à 511 millions d'euros. On ne sait pas grand chose sinon que les quatre cinquièmes sont des investissements financiers dont « le portefeuille comprend près de 200 lignes, inférieures à 3 millions d’euros pour les trois quarts d’entre elles », indique le dernier rapport annuel. Le solde est constitué d'investissements dans l'immobilier commercial.

Casino chez les latinos
La cession de Go Sport reste du domaine du probable. Pour financer ses activités « relais de croissance », Casino a besoin d'argent. En effet, les ventes des filiales situées dans les pays émergents sont les plus dynamiques du groupe. C'est donc là que Casino réalise des acquisitions, notamment en Amérique du Sud.

Mais c'est surtout la vente des « murs » de ses magasins qui lui apporte le plus de cash. En avril dernier, ceux de Go Sport ont rapporté un peu moins de 50 millions. Et mi-octobre, le groupe a annoncé la vente de 650 millions d'euros de locaux commerciaux lui appartenant en propre. De quoi faire des emplettes dans des pays exotiques, tout spécialement en Amérique latine – plus de 10% de ses ventes, avec les marques Exito, CBD – et dans la région Asie-Pacifique.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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