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Jean-Claude Decaux [JCDecaux] fournira aux Luxembourgeois des Vélib... et de la pub !
PerfomanceBourse.com, le 08/10/2007
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Le succès du Vélib ne se dément pas : après son lancement en fanfare à Paris dans le courant de l'été, le groupe JCDecaux vient de « vendre » son vélo en libre service à la capitale du Grand-duché de Luxembourg. Pendant 10 ans, JCDecaux assurera cette prestation pour la ville de Luxembourg et ses 83.000 habitants. JCDecaux allonge ainsi le palmarès des villes d'Europe qui ont succombé au Vélib : Vienne, Cordoue, Gijon, Séville, Lyon, Bruxelles, Aix-en-Provence, Marseille, Mulhouse, Rouen, Besançon et Toulouse, selon la liste dressée dans un communiqué du 26 septembre par Jean-Charles Decaux, l'un des fils de Jean-Claude, directeur général du groupe depuis 2000.

Bien évidemment, JCDecaux ne vit pas de vélos et d'eau fraîche : dans le contrat qu'il a annoncé le 26 septembre, le groupe a d'abord vendu au Luxembourg 100 panneaux publicitaires de 2 m2 supplémentaires, qui viennent s'ajouter aux 200 abribus qu'il gère déjà.

Le communiqué de presse ne mentionne d'ailleurs les vélos que dans son avant-dernier paragraphe : « Par ailleurs, seront installés dès février 2008, 200 vélos en libre-service et 20 stations à la gare, en centre-ville et au Kirchberg. La ville de Luxembourg devient ainsi la première ville du Grand Duché à adopter ce nouveau mode de transport public individuel ».

Des Abribus aux Velib
Le groupe JCDecaux, que la famille du fondateur Jean-Claude Decaux contrôle à presque 70%, poursuit donc sur un modèle qui lui a plutôt réussi. Dans les années 60, le groupe a inventé le concept de l' « Abribus ». Simple et efficace : le but est de permettre aux municipalités de doter leurs stations d'autobus d'abris pour les passagers sans débourser le moindre centime.

Comment ? En faisant converger le mobilier urbain (abris d'autobus, sur lesquels se grefferont plus tard les cabines téléphoniques) et la publicité. Le groupe revendique d'ailleurs la paternité de l'expression « mobilier urbain », qui « associe service public et publicité » : ce sont les encarts publicitaires affichés sur les endroits de l'Abribus prévus à cet effet qui financent l'ensemble. Le premier gros contrat du groupe date de 1964, lorsque la ville de Lyon signe avec le groupe Decaux. L'Abribus Standard, du nom de son produit-phare qui est lancé en 1970, est d'ailleurs devenu un nom commun.

Replié sur la présidence du conseil de surveillance, Jean-Claude Decaux a deux fils, Jean-François (président du directoire) et Jean-Charles (directeur général) à qui il a passé le relais voilà cinq ans. L'année dernière, JCDecaux a réalisé près de 2 milliards d'euros de vente et vaut plus de 5 milliards en Bourse.

Tout cela grâce à 80.000 abribus et les 760.000 « faces » publicitaires – tous types de supports confondus – que le groupe installe et gère dans près de 50 pays !


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Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
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