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Jean-Michel Aulas [OL Group] : trois clubs de D1 bientôt côtés en Bourse
PerfomanceBourse.com, le 29/02/2008
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Tout à la fois principal actionnaire et patron du premier club de football français coté en Bourse, Jean-Michel Aulas a de quoi se rassurer. Si les dernières performances sportives de l'Olympique lyonnais ne prêtent pas à sourire, pas plus que celle de l'action, l'OL Group a publié le 25 février des comptes semestriels de bonne facture. A l'occasion de leur présentation, Aulas en a profité pour annoncer une déferlante de clubs de football sur la Bourse de Paris...

L'OL vient d'essuyer une défaite contre Le Mans, son sixième revers depuis la saison, ce qui fait dangereusement reculer son classement. Prochain rendez-vous : face à Manchester, la semaine prochaine.

En attendant, les comptes annuels de l'OL pour le premier semestre de son exercice 2007-2008 (clos le 31 décembre) témoignent d'un équivalent chiffre d'affaires en recul de 2,6% à 124,6 millions d'euros. Toutes les activités connaissent des hausses à un, voire deux chiffres, à l'exception d'une seule : les « produits de cessions des contrats joueurs », qui reculent de 32% à 32,3 millions d'euros et entraînent les ventes à la baisse. Aulas a annoncé qu'il ne pourrait tenir son plan d'économie de la masse salariale cette année (10 M€ prévus au départ), et qu'il devra revoir sa gamme de produits dérivés.

Machine à cash ?

Et pourtant, baisse des ventes rime avec hausse des bénéfices : le résultat opérationnel courant gagne 17% à 30,8 millions – soit une respectable marge opérationnelle de 25% –, tandis que le bénéfice net part du Groupe gagne près de 30% à 21,5 millions d'euros. Et sa trésorerie lui laisse de quoi voir venir : 133 millions d'euros...

De quoi financer quelques menues ambitions, comme la construction d'un stade géant de 60.000 places qui devrait ouvrir ses portes à Lyon en 2010, sur un site de 60 hectares. Il sera accompagné de « services associés » : hôtellerie, restauration, commerces (sur 20 ha), centre de loisirs, bureaux, un véritable quartier à lui tout seul. Coût de l'opération de cet « OL Land », selon sa dénomination officielle : entre 70 et 80 millions d'euros.

Montée en puissance du football en Bourse ?

Bien qu'à ses plus bas (- 20% depuis un an sous les 19€), l'action OL Group rassemble une capitalisation de 250 M€. Seuls le club britannique Arsenal (750 M€) et le danois Parken (360 M€) valent plus cher, parmi les clubs européens cotés en Bourse. Aulas attribue cette baisse au désamour des boursiers pour le secteur de la publicité, un secteur auquel se rattache de facto le football professionnel.

Belle performance pour ce premier club de football à rejoindre la cote française. Depuis, le club d'Istres lui a emboîté le pas. Et ce n'est pas fini, selon J.-M. Aulas en personne : il a indiqué que au cours de la réunion que « au cours d'un entretien ce matin [25/02], trois clubs m'ont dit qu'ils allaient prendre l'initiative d'une introduction en Bourse ». « Ce sont trois clubs de première division ».

Il n'a pas donné de noms, mais a cependant précisé les motivations : « des propriétaires individuels qui veulent lever des fonds pour aménager leurs stades et d'autres qui veulent céder leurs participations et pourraient faire appel aux marchés financiers dans les jours qui viennent ». A suivre...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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