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Jean-Paul Baudecroux [NRJ Group] brocarde la hausse de la taxe sur la musique
PerfomanceBourse.com, le 15/11/2007
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« Totalement abusive » et « colossale » : c'est le jugement de Jean-Paul Baudecroux, patron de NRJ Group, quant à l'augmentation de la taxe sur les droits voisins. Portant sur les oeuvres musicales diffusées, cette taxe rémunère les auteurs, les interprètes et les producteurs. Pour la première fois le 13 novembre, NRJ, Lagardère, RTL, Skyrock et un groupement de plus de 100 radios locales ont organisé une conférence de presse commune. Objectif : protester contre la hausse de la taxe décidée par la commission paritaire regroupant producteurs, auteurs, radios et l'Etat. Car elle pèse lourdement sur les comptes d'exploitation de leurs radios, surtout à NRJ.

Pratiquement, cette fameuse taxe fut créée peu de temps après l'émergence des radios libres, au début des années 80. Elle était forfaitaire et représentait 4,25% du chiffre d'affaires des diffuseurs, avant des abattements qui réduisaient le taux effectif aux alentours de 2%.

Le nouveau système imaginé conjointement par l'administration de Catherine Albanel, les représentants des producteurs et ceux des artistes marche par palier : la nouvelle taxe sera de 4% jusqu'à 500.000 € de ventes, et de 7% au-delà de 13 millions d'euros. L'assiette de la taxe varie suivant l'importance des plages musicales dans les émissions radio. Entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2008.

Lorsque les auteurs et producteurs ont lancé le débat l'année dernière, ils plaidaient pour une hausse de 50% de la taxe en question. Avec un argument principal : la taxe en question est la même depuis 1993. En face, les radios plaidaient pour une baisse de cette taxe. Recevant l'appui de l'Etat, qui parle de « bon accord », les premiers ont fini par l'emporter : on estime qu'en moyenne, la hausse de la taxe est de 38%.

Les radios n'hésitent pas à se dire victimes d'une alliance des producteurs avec l'Etat. Ce que la ministre de la Culture ne nie pas, indiquant que la lettre de mission qui l'a nommé à ce poste comprenait un « plan de sauvetage de l'industrie musicale ».

NRJ parmi les plus affectées

RTL prend son propre exemple, et l'année 2006 : l'ancien système lui coûtait 1,25 M€, le nouveau... 1,88 M€, soit 50% de mieux. Jean-Paul Baudecroux a de quoi être mécontent car chez lui à NRJ, la hausse du montant de la taxe pour l'année passée aurait été de 55%... C'est encore pire pour Skyrock. Soit bien plus que l'augmentation moyenne de 38%.

Jean-Paul Baudecroux peste contre une mesure motivée, selon lui, « par les difficultés de l'industrie du disque dans le numérique ». Comprendre : comme les producteurs sont incapables de faire face à l'arrivée des plates-formes de distribution numériques et n'ont manifestement guère envie d'essayer, ils ont fait pression pour augmenter les réversions... provenant des médias qui diffusent les oeuvres. « Les majors veulent faire payer aux honnêtes gens les turpitudes des fraudeurs », a déclaré NRJ.

Jean-Paul Baudecroux y va même d'une prévision : les radios auront tendance « à diffuser moins de musique, à faire davantage de libre antenne, d'émissions de talk ». A suivre...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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