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Jean-Paul Baudecroux [NRJ Group] obtient du CE contre J.-Ch. Mathey
PerfomanceBourse.com, le 26/11/2007
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Nouveau rebondissement à NRJ dans l'affaire qui oppose le groupe radiophonique de Jean-Paul Baudecroux à son ancien président du directoire, Jean-Charles Mathey. M. Baudecroux, qui détient 72,60% du capital de NRJ Group, pourrait en effet obtenir le soutien du comité d'entreprise (CE). Pour mémoire, Jean-Charles Mathey avait été brutalement écarté de ses fonctions de président du directoire du groupe NRJ en décembre 2005 pour « faits graves ». Il est depuis remplacé par Marc Pallain.

Convoqué comme témoin assisté, M. Mathey n'a pas été mis en examen par le juge van Ruymbeke, chargé du dossier. Si un non-lieu se confirmait, l’ancien responsable pourrait aussi réclamer des indemnités à NRJ, dont le montant pourrait atteindre la bagatelle de 6,5 millions d'euros… Cette somme a pour le moins fait réagir les salariés de la radio. Le 29 octobre, un membre du directoire a été entendu par le comité d'entreprise de NRJ. Le CE a décidé alors de se joindre à la procédure de NRJ contre M. Mathey, et à se porter partie civile.

Début octobre s’est ouverte la période de trois mois durant laquelle les parties peuvent apporter à la connaissance du tribunal des éléments nouveaux avant qu’il ne tranche définitivement. Le comité d’entreprise souhaite que le procureur prolonge l’instruction de manière à étudier ces éléments nouveaux, dûment fournis par le groupe NRJ et non couverts par le secret de l’instruction, selon le CE.

Sombre histoire de bureaux lyonnais

Les élus du comité d’entreprise reprochent ainsi à l’ancien patron opérationnel du groupe d’avoir trompé l’entreprise sur la surface utile d’un immeuble dont il était lui-même propriétaire à hauteur de 40%, immeuble loué ensuite par le groupe sur sa recommandation. Ils le suspectent également d’avoir masqué à la direction générale les frais des travaux réalisés sur cet immeuble.

En 1999, Régie Networks, filiale à 100 % de NRJ, présidée par M. Mathey, avait ainsi loué des bureaux, à Lyon, pour un loyer annuel de 118.000 euros. M. Mathey avait dissimulé à la direction du groupe qu'il était actionnaire de la société, propriétaire des locaux. NRJ avait dû effectuer de lourds travaux (pour un total de 661.000 euros) et les 1.247 mètres carrés de surface des bureaux annoncés se réduiraient en réalité à 884 mètres carrés. En outre, le bail contraindrait NRJ à rester dans les locaux jusqu'en 2013.

« A cela s’ajoute le fait que Jean-Charles Mathey réclame aujourd’hui un parachute doré de l’ordre de 4 millions d’euros », note le CE, après étude des pièces fournies par la directrice juridique de NRJ Group, Maryam Salehi, le 29 octobre dernier.

Jean-Charles Mathey dénonce quant à lui une nouvelle tentative de ternir sa réputation. L’ancien patron de NRJ Group « fait confiance à la justice qui a enquêté en profondeur durant un an et demi sur cette affaire ».


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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