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Jim Rogers [Rogers Commodities] estime que le règne du dollar touche à sa fin
PerfomanceBourse.com, le 14/12/2007
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Jim Rogers, célèbre financier américain, Jim Rogers, ancien associé de George Soros dans le fond Quantum, vient d’annoncer qu’il vendait sa magnifique résidence de Riverside Drive à New York, et qu’il convertissait ses actifs en yuans chinois. Allant jusqu 'au bout de sa démarche, il fait un pas supplémentaire en traversant les océans pour fuir le péril du billet vert. Il souhaite ainsi déménager en Asie, (à Shanghai, Canton ou Hong Kong), « parce que c’est faire comme ceux qui sont venus habiter à New York en 1907 ou à Londres en 1807. C’est la vague de l’avenir ». Alors, visionnaire, cynique, pragmatique ou paranoïaque, Jim Rogers ?

Il faut dire que certains indices économiques et boursiers plaident en sa faveur.

Economie US à la dérive ?

L’économie américaine a attrapé la jaunisse : déficit budgétaire que Gargantua ne renierait pas, infrastructures de transport à la rue, secteur de santé bien malade, dépenses militaires augmentant plus vite que leur ombre, sur-endettement des particuliers, balance commerciale préoccupante. Et encore, en faisant « court et simple »...

La crise des « subprimes » n'a rien fait pour arranger la situation, et fait majeur, la confiance dans le dollar s'étiole peu à peu. Le dollar a perdu près de 15% depuis un an face à l'euro – et à de nombreuses autres monnaies – et atteint début novembre un plancher historique. Or, les prix mondiaux du pétrole sont libellés en dollar ce qui fait que la baisse continue de cette devise depuis deux ans diminue d'autant les revenus des pays producteurs.

De nombreux investisseurs des Emirats arabes unis ont récemment rapatrié leurs avoirs placés dans des banques étrangères en dollars et les ont convertis en monnaie locale. Bientôt, les fonds souverains des pays pétroliers, qui détiennent 2, 5 trillions de dollars, pourraient en convertir une grande partie en d’autres devises, dont l’euro. La Russie pourrait dans quelques années vendre son pétrole en roubles et non plus en dollars comme c'est le cas à présent, a également récemment déclaré le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine.

Sortie de capitaux

Elément nouveau : les investisseurs américains eux-mêmes commencent à augmenter la part de leurs actions étrangères relativement aux titres US.

Une politique de rigueur semble indispensable aux Etats-Unis pour espérer arriver un temps soit peu à redresser la tendance, mais difficile à mettre en oeuvre voire même à proposer en période électorale...




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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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