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Jim Rogers [Rogers Commodities] : les matières premières ont de la ressource !
PerfomanceBourse.com, le 23/10/2007
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Dans les colonnes du quotidien financier suisse L'Agefi de ce week-end, l'investisseur américain Jim Rogers revient une fois encore sur les matières premières. Pour lui, le « boom » des matières premières est loin d'être terminé : il parle même d'une tendance « longue, qui peut continuer jusqu’en 2018 » ! A en croire cet investisseur, revenu aux matières premières en 1998 – soit avant que l'actuel haussier ne s'enclenche –, ce n'est pas demain la veille que le prix de la baguette reculera...

Au journaliste Philippe Rey qui lui demande, pour l'édition du 19 au 21 octobre de l'Agefi, si « les cours ne sont-ils pas poussés par la spéculation », Jim Rogers répond calmement : il ne s'agit pas d'une hausse cyclique, mais d'une hausse « longue ». Citons Jim Rogers dans le texte, suivant l'Agefi suisse : « la tendance actuelle sera certes entrecoupée de phases baissières, auquel cas de nouvelles opportunités d’achat surgiront. La raison fondamentale de cette hausse est un déséquilibre entre l’offre et la demande. Cette dernière augmente considérablement sous l’impulsion de l’Asie (...) alors que l’offre n’a pas suivi », indique l'investisseur américain.

Et pourquoi cela ? Car l'appétit asiatique n'a pas été anticipé. « Jusqu’à un passé récent, les investissements directs [dépenses d'exploration minières, mise en production de gisements, capacités de transport et de raffinage des minerais... NDLR] pour développer les ressources naturelles ont été négligées. Par exemple, la Chine, qui était encore exportatrice de pétrole il y a 10 ans, est devenue un importateur, au même titre que l’Indonésie ou la Malaisie », indique Rogers. Tant que le rapport offre/demande ne sera pas plus équilibré, l'ajustement se fera par... la hausse des prix.

« Pourquoi le déséquilibre de l’offre et la demande persiste-t-il ? », demande le journaliste. Car « cela prend beaucoup de temps pour modifier l’offre. Aussi, les matières premières restent intéressantes. Je ne vois pas pour l’instant d’autres classes d’actifs qui soient attrayantes. Il est difficile de trouver des actions sous-évaluées aujourd’hui », répond Rogers.

« Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel… », réplique Philippe Rey. Jim Rogers en convient : « Soit ! Mais pour l’heure les matières premières restent, de façon générale, peu connues par le grand public. Et la proportion des investisseurs dans ce domaine est encore petite. Quand tout le monde en parlera, il faudra vendre, à l’image de ce qui s’est passé en 1998-200 avec la bulle Internet ! ».

Moralité : achetez donc des fonds et indices sur matières premières. En bon investisseur, Rogers ne perd pas le Nord : « la question de l’offre et la demande ainsi que la tendance de fond que représente la Chine m’ont incité à lancer en 1998 un indice sur les matières premières ». C'est d'ailleurs un peu pour cela qu'il était en Suisse en fin de semaine dernière : l'Agefi précise que Jim Rogers était « en tournée » dans le cadre du Salon des produits structurés.

Pour la petite histoire, Jim Rogers a donné son nom à des indices sur matières premières qui portent son nom, les « RICI » (Rogers International Commodities Index). En quelque sorte, Rogers plaide aussi « pro domo ».


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Mercredi 16 Juillet 2008 (clôture du 15 Juillet)
L'expression « krach rampant » se fait entendre et l'on comprend ce que cela veut dire… Le CAC 40, comme les autres indices boursiers, poursuivent en effet leur descente. Depuis un an, ils chutent lentement mais sûrement. L'indice parisien a cédé la semaine dernière 5,60%, à 4 100,64 points, au plus bas depuis trois ans. Depuis le 31 décembre 2007, ce dernier a ainsi perdu 26,21%. Les raisons de cette baisse reposent toujours sur les mêmes craintes. La santé du secteur financier inquiète de plus en plus. Les deux géants US du crédit hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae ont certes été sauvé hier par le plan d'urgence des autorités américaines, mais une inquiétude laisse toujours place à une autre. La banque californienne spécialisée dans le crédit immobilier IndyMac annonçait alors sa faillite. Les propos du président de la Fed, Ben Bernanke, qui se veulent rassurant, indiquent que la Fed pourrait continuer à venir en aide aux établissements financiers en difficulté au-delà de 2008. Ce qui en dit long sur la situation actuelle. Les banques françaises ne sont pas non plus au mieux de leur forme. La Société Générale a clôturé la semaine dernière à un plus bas depuis 6 ans à 50,67 €. Le secteur automobile a été également fortement touché. Renault et Peugeot ont perdu respectivement 5,74% et 7,31%.
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